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El Haqîqah

Haqîqah : « réalité ; vérité ; authenticité »

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L’appel au respect de la Législation par les Imâms Soufis

Al-Muhaddîth Muhammad al-`Alawî al-Mâlikî al-Hassanî, l’ancien Muftî Mâlikite de la Mecque écrit dans « Mafâhîm yujibu an tusahhah » (p. 110-114) :

« Le Soufisme est persécuté et accusé d’être la source de beaucoup de maux et subit ainsi une injustice de la part d’un grand nombre. Pire encore, certains ont exagérés jusqu’à lui attribuer des qualificatifs offensants et dénigrants pour les utiliser comme base de récusions du témoignage. Ils disent ainsi : « Untel n’est pas digne de confiance et on n’accepte pas son récit. Pourquoi ? Car il est soufi. »

Et ce qui est étrangement curieux, c’est que ceux-là même qui dénigrent le Soufisme et le combattent n’ont pas froid aux yeux de se référer aux paroles des Imâms du Soufisme dans leurs prêches du Vendredi et dans les cours qu’ils donnent. Ils disent par exemple : Al-Fudayl ibn `Iyâd a dit, al-Junayd a dit, al-Hassan al-Basrî a dit, Sahl al-Tustarî a dit, Al-Muhâsibî a dit et Bishr al-Hâfî a dit.

Ces derniers sont les imâms du Soufisme et ils sont considérés comme ses pôles (aqtâb), ses piliers, ses fondements et ses structures. D’ailleurs, les ouvrages du Soufisme sont pleins de leurs paroles et de descriptions de leurs comportements et de leurs qualités. C’est à se demande : est-ce qu’il s’agit d’une véritable ignorance ou d’une prétendue ignorance ? Est-ce qu’il s’agit d’un véritablement aveuglement ou un prétendu aveuglement ?

J’aimerai rapporter les paroles des Imâms de la religion qui sont eux-même des piliers du Soufisme afin de faire connaître leur véritable position vis-à-vis de la Législation Islamique, car le meilleur moyen de connaître une personne, c’est de la connaître à travers elle-même et l’homme est le meilleur interprète de lui-même, de ses opinions et de ses idées.

Al-Imâm al-Junayd (رضي الله عنه ) : « Toutes les voies sont fermées aux créatures, sauf celle qui suit le Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم), et se conforme à sa Sunnah, celle-ci bénéficiant de l’ouverture de tous les chemins de la bienfaisance et en fait bénéficier tous ceux qui le suivent.»

Il est parvenu qu’Abû Yazîd al-Bastâmî (قدس سره) dit un jour à ses compagnons : « Allons voir celui qui s’attribue la sainteté. » Arrivés à la mosquée, ils constatèrent que l’homme en question crachait dans la direction de la Qiblah. Alors Abû Yazîd partit alors sans le saluer en disant : « Celui-ci n’est pas digne de se voir confier un comportement des comportements du Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم). Comment serait-il apte à se voir confier la station des Saints (awliyâ‘) et des Véridiques (siddîqîn) à laquelle il prétend ?»

Dhû al-Nûn al-Misrî a dit : « En résumé, quatre choses : l’amour du Majestueux, l’exécration du modique, la conformité à la révélation et la crainte de la déviance. Parmi les signes de l’amour d’Allâh : la constance à suivre le bien-aimé d’Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans sa morale, ses comportements, ses ordres et sa tradition.»

Al-Sirî al-Saqatî a dit : « Le Soufisme est une même appellation pour trois concepts : La lumière de la dévotion n’éteint pas la lumière du savoir, l’ésotérisme n’est pas en contradiction avec le sens apparent du Coran et de la Sunnah et les prodiges ne poussent pas à violer les voiles des secrets sacrés d’Allâh. »

Abû Nasr ibn al-Harîth al-Hâfî : « J’ai vu le Prophète (صلى الله عليه وسلم) en rêve et il m’a dit : « Ô Bishr ! Sais-tu pourquoi Allâ t’a élevé par rapport à tes proches ? » Je lui ai répondu : « Non, Ô Messager d’Allâh ! » Il dit : « Parce que tu suis ma Sunnah, tu rends service aux pieux, tu conseilles tes frères et tu aimes mes compagnons et mes Ahl al-Bayt, c’est cela qui t’a fait accéder au rang des vertueux. » »

Abû Yazîd ibn Tayfûr ibn `Îssâ al-Bastâmî a dit : »Je m’apprêtais à demander à Allâh de me préserver des besoins en nourriture et en femmes mais je me suis dit : « Comment me permettrai-je de demander cela à Allah alors que le Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم) ne l’a pas demandé ? » Alors je me suis abstenu de le demander. Ensuite, Allâh m’a préservé du besoin en femmes au point où je pouvais rencontrer une femme et sentir exactement la même chose que si j’avais en face de moi un mur.»

Il dit également : « Si jamais vous voyez quelqu’un arriver à des prodiges (karâmât) jusqu’à voler dans les airs, ne soyez pas impressionnés avant de vous assurer de son comportement vis-à-vis du licite et de l’illicite et de son respect des normes de la Législation. »

Sulaymân `Abd al-Rahmân ibn `Atiyyah al-Dârânî a dit : « Quelques fois, il peut arriver à mon cœur d’apprécier un trait d’esprit de certaines personnes, mais je rétorque à mon cœur que je ne pouvais accepter cette appréciation que si elle tait étoffée par deux témoins : le Coran etl la Sunnah. »

Abû al-Hassan Ahmad ibn Abî al-Hawârî a dit : « Tout acte qui ne respecte pas la Sunnah du Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم) est vain. »

Abû Hafs `Umar ibn Muslimah al-Haddâd a dit : « Celui qui ne contrôle pas la conformité de ses actes, ses paroles, ses états avec le Coran et la Sunnah en tout temps, ne peut être considéré comme faisait parti du Conseil [des saints] (diwân) »

Abû al-Qâssim al-Junayd ibn Muhammad a dit : « Celui qui ne connaît pas le Coran par coeur et qui n’a pas étudié le hadîth ne peut constituer un exemple à suivre dans cet ordre, car notre savoir est conditionné par le Coran et la Sunnah. »

Il dit également : « Notre doctrine est attachée aux fondements du Coran et de la Sunnah, et notre savoir est basé sur le hadith du Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم) »

Abû Uthmân Saîd ibn Ismâ`îl al-Hîrî était dans un état [spirituel], son fils Abû Bakr a déchiré la chemise qu’il portait, alors Abû `Uthmân a ouvert ses yeux, a vu l’habit déchiré et lui a dit : « Ô mon fils ! Cela est contraire à la Sunnah ! En apparence c’est un signe d’hypocrisie dans le faux.»

Il dit également : « La compagnie d’Allâh ne peut être atteinte qu’avec un bon comportement exemplaire et par Sa crainte permanente. La compagnie du Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم) ne se fait qu’avec le suivi de sa Sunnah et l’observance de la science exotérique. La compagnie des Saints (awliyâ’) d’Allâh ne peut être atteinte que si on les respecte et en leur rendant service. La compagnie de la famille doit se faire par le bon comportement, la compagnie des frères doit se faire avec simplicité tant que cela ne constitue pas un péché et la compagnie des ignorants doit se faire en priant pour eux et en les prenant en pitié.»

Il dit également : « Celui qui prend la Sunnah comme bornes pour ses paroles et ses actes, profère la sagesse et celui qui prend ses penchants ou ses caprices comme bornes pour ses paroles et ses actes profère l’hérésie : Allâh a dit : ﴾ Si vous lui obéissez vous serez guidés ﴿ [S.24/V.54] »

Abû al-Hassan Ahmad ibn Muhammad al-Nawawî : « Si vous voyez quelqu’un prétendre un état de rapprochement d’Allâh qui le sort des limites de la science de la Législation, ne l’approchez pas car il est certes un innovateur. »

Abû al-Fawârîs Shah ibn Shujâ` al-Karmânî : « Celui qui évite de regarder les choses qui sont illicites à voir, qui se retient devant les désirs de ce qui est interdit, qui s’emplit intérieurement par l’observance pieuse et extérieurement par la conformité avec la Sunnah et qui s’habitue à ne manger que ce qui est licite, sa vision intuitive ne sera pas faussée. »

Abû al-`Abbâs Ahmad ibn Muhammad ibn Sahl ibn `Atâ’ al-Adamî a dit : « Celui qui s’oblige à respecter l’éthique vertueuse de la Législation, Allâh illuminera son cœur par la lumière du savoir et le fera accéder au rang des suiveurs du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans ses recommandations, ses comportements et sa morale. »

Il dit également : « Tout ce que tu veux savoir cherche le dans le domaine de la science, si t ne le trouve pas, cherche le dans le domaine de la sagesse, si tu ne le trouve pas, soupèse-le avec le principe de l’unicité divine et si tu le ne trouve pas dans ces trois dimensions, frappe le visage de Satan avec. »

Abû Hamzal al-Baghdâdî al-Bazzâr : « Celui qui connaît la voie du Vrai le Très-Haut, il lui est aisé de la suivre ; Or il n’y a de chemin à la voie d’Allâh, que la constance dans l’imitation du Messager (صلى الله عليه وسلم) dans ses états, ses paroles et ses actes. »

Abû Ishâq Ibrâhîm ibn Dâwud al-Ruqqî a dit : « Le signe de l’amour d’Allâh, c’est la préférence de Son obéissance et de l’imitation de Son Prophète (صلى الله عليه وسلم).»

Mumchâd al-Dînûrî a dit : « La politesse du disciple réside dans le respect de la sacralité des maîtres spirituels, dans la disponibilité à rendre service à ses frères et dans observance de l’éthique comportementale de la Législation. »

Abû Muhammad `Abdallâh ibn Manâzil a dit : « Celui qui n’observe pas une obligation religieuse, Allâh l’afflige de l’inobservance de la Sunnah et toute personne qui observance pas la Sunnah risque de tomber dans des agissements hérétiques. »

Fin de citation


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“Sadaqa allâh al-‘azîm” après la lecture du Coran n’est pas une innovation

Certains sacripants prétendrait que dire “Sadaqa Allâh al-‘azîm” (صَدَقَ اللّٰهُ الْعَظِيْم) (Allâh le Majestueux a dit vrai) après la lecture du Coran serait une innovation blâmable voir interdite et que l’on doit par conséquent s’abstenir de le dire.

Le fait de dire “صَدَقَ اللّٰهُ الْعَظِيْم” (Sadaqa Allâh al-‘azîm) est une pratique courante des musulmans que ce soit ceux de cette époque ou ceux venus bien auparavant. Absolument personne n’a réprouvé cela dans l’histoire sauf les innovateurs. En réalité, les gens de science on compté cela parmi les convenances concernant la récitation du Coran

Parmi les convenances [de la lecture du Coran] : lorsqu’on termine sa récitation attester la véracité (yusaddiq) de Son Seigneur, et attester la transmission à Son Messager (صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ) et attester que cela est véritable. Il (le prophète) disait : “Notre seigneur a dit Vrai (sadaqta rabbanâ), Ton messager a transmis [Ton message], et nous sommes témoins de cela. Ô Allah ! Fait que nous soyons parmi ceux qui sont témoin de la vérité et défenseur de la justice.” Puis il faisait des invocations.”

وَمِنْ حُرْمَتِهِ إِذَا انْتَهَتْ قِرَاءَتُهُ أَنْ يُصَدِّقَ رَبَّهُ ، وَيَشْهَدَ بِالْبَلَاغِ لِرَسُولِهِ – صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ – ، وَيَشْهَدَ عَلَى ذَلِكَ أَنَّهُ حَقٌّ ، فَيَقُولُ : صَدَقْتَ رَبَّنَا وَبَلَّغْتَ رُسُلُكَ ، وَنَحْنُ عَلَى ذَلِكَ مِنَ الشَّاهِدَيْنِ ; اللَّهُمَّ اجْعَلْنَا مِنْ شُهَدَاءِ الْحَقِّ ، الْقَائِمِينَ بِالْقِسْطِ ; ثُمَّ يَدْعُو بِدَعَوَاتٍ

Et lorsqu’on termine la récitation, dire : “Exalté qu’Il soit, Il a dit vrai (sadaq allâh) et le Messager d’Allâh (صلى الله عليه وسلم) a transmis [le message]. Ô Allâh ! Fait qu’il nous soit bénéfique, et place la bénédiction en nous par lui. Louanges à Allâh, Seigneur des Univers. Je recherche le pardon d’Allâh, le Vivant, le Subsistant par Lui-Même.”

وليقل عند فراغه من القراءة صدق الله تعالى وبلغ رسول الله صلى الله عليه وسلم اللهم انفعنا به وبارك لنا فيه الحمد لله رب العالمين وأستغفر الله الحي القيوم

“Ahmad (al-Bayhaqî) a dit : “Concernant ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه وسلم) sur l’invocation de clôture (khatm) c’est un hadîth interrompu (munqati`) avec une chaîne de transmission faible. Les savants du hadîth sont indulgents dans l’acceptation ce qui est rapporté d’invocations et des mérites des actes tant que les narrateurs ne sont pas connu pour forger de hadîth ou mentir sur les récits. Nous a rapporté Abû Nasr b.Qatâda […] d’après Abû Ja‘far qui a dit : ‘Alî b. Husayn a mentionné du Prophète que lorsqu’il clôturait (khatm) le Coran, il louais Allâh avec beaucoup de louanges en étant debout et disait alors :

قَالَ أَحْمَدُ : وَقَدْ رُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ، فِي دُعَاءِ الْخَتْمِ ، حَدِيثٌ مُنْقَطِعٌ بِإِسْنَادٍ ضَعِيفٍ ، وَقَدْ تَسَاهَلَ أَهْلُ الْحَدِيثِ فِي قَبُولِ مَا وَرَدَ مِنَ الدَّعَوَاتِ وَفَضَائِلِ الأَعْمَالِ ، مَتَى مَا لَمْ تَكُنْ مِنْ رُوَاتِهِ ، مَنْ يُعْرَفُ بِوَضْعِ الْحَدِيثِ ، أَوِ الْكَذِبِ فِي الرِّوَايَةِ.

(حديث مرفوع) أَخْبَرَنَاأَبُو نَصْرِ بْنُ قَتَادَةَ ، أناأَبُو الْفَضْلِ بْنُ حَمَرَوَيْهِ الْكَرَابِيسِيُّ الْمُهْرَوِيُّ ، بِهَا ، ثناأَحْمَدُ بْنُ نَجْدَةَ الْقُرَشِيُّ ، ثناأَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، ثناعَمْرُو بْنُ سَمُرَةَ ، عَنْجَابِرٍ الْجُعْفِيِّ ، عَنْأَبِي جَعْفَرٍ ، قَالَ : كَانَعَلِيُّ بْنُ حُسَيْنٍ يُذْكَرُ ، عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ، أَنَّهُ كَانَ إِذَا خَتَمَ الْقُرْآنَ حَمِدَ اللَّهَ بِمَحَامِدَ وَهُوَ قَائِمٌ ، ثُمَّ يَقُولُ :

« Les louanges sont à Allâh, Seigneur des mondes. Les louanges sont à Allâh, Celui qui a créé les cieux et la terre […] Allâh a dit vrai (sadaqa allâh) et Son messager a transmis  (…) »

الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ ، وَالْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي خَلَقَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ ، وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ ، ثُمَّ الَّذِينَ كَفَرُوا بِرَبِّهِمْ يَعْدِلُونَ ، لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ ، وَكَذَبَ الْعَادِلُونَ بِاللَّهِ ، وَضَلُّوا ضَلالا بَعِيدًا ، لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ ، وَكَذَبَ الْمُشْرِكُونَ بِاللَّهِ مِنَ الْعَرَبِ ، وَالْمَجُوسِ ، وَالْيَهُودِ ، وَالنَّصَارَى ، وَالصَّابِئِينَ ، وَمَنِ ادَّعَى لِلَّهِ وَلَدًا ، أَوْ صَاحِبَةً ، أَوْ نِدًّا ، أَوْ شَبَهًا ، أَوْ مِثْلا ، أَوْ سَمِيًّا ، أَوْ عَدْلا ، فَأَنْتَ رَبُّنَا أَعْظَمُ مِنْ أَنْ تَتَّخِذَ شَرِيكًا فِيمَا خَلَقْتَ ، وَالْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَمْ يَتَّخِذْ صَاحِبَةً وَلا وَلَدًا ، وَلَمْ يَكُنْ لَهُ شَرِيكٌ فِي الْمُلْكِ ، وَلَمْ يَكُنْ لَهُ وَلِيٌّ مِنَ الذُّلِّ ، وَكَبِّرْهُ تَكْبِيرًا ، اللَّهُ أَكْبَرُ كَبِيرًا ، وَالْحَمْدُ لِلَّهِ كَثِيرًا ، وَسُبْحَانَ اللَّهِ بُكْرَةً وَأَصِيلا ، وَ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَى عَبْدِهِ الْكِتَابَ وَلَمْ يَجْعَلْ لَهُ عِوَجَا { 1 } قَيِّمًا سورة الكهف آية 1-2 ، قَرَأَهَا إِلَى قَوْلِهِ : إِنْ يَقُولُونَ إِلا كَذِبًا سورة الكهف آية 5 ، الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَهُ مَا فِي السَّمَوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ وَلَهُ الْحَمْدُ فِي الآخِرَةِ وَهُوَ الْحَكِيمُ الْخَبِيرُ { 1 } يَعْلَمُ مَا يَلِجُ فِي الأَرْضِ سورة سبأ آية 1-2 الآيَةَ ، الْحَمْدُ لِلَّهِ فَاطِرِ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ سورة فاطر آية 1 , الآيَتَيْنِ , وَ الْحَمْدُ لِلَّهِ وَسَلامٌ عَلَى عِبَادِهِ الَّذِينَ اصْطَفَى ءَاللَّهُ خَيْرٌ أَمَّا يُشْرِكُونَ سورة النمل آية 59 ، بَلِ اللَّهُ خَيْرٌ ، وَأَبْقَى ، وَأَحْكَمُ ، وَأَكْرَمُ ، وَأَجَلُّ ، وَأَعْظَمُ مِمَّا يُشْرِكُونَ ، وَالْحَمْدُ لِلَّهِ ، بَلْ أَكْثَرُهُمْ لا يَعْلَمُونَ ، صَدَقَ اللَّهُ ، وَبَلَّغَتْ رُسُلُهُ ، وَأَنَا عَلَى ذَلِكُمْ مِنَ الشَّاهِدِينَ ، اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى جَمِيعِ الْمَلائِكَةِ وَالْمُرْسَلِينَ ،

« Et Ibn `Abbâs a dit : « Lorsque l’accouchement est difficile pour une femme alors ces deux versets devraient être écrit sur du papier qui sera ensuite lavé, puis l’eau sera donné à boire à la femme. Ce (qui doit être écrit est) : « Au nom d’Allâh, le Très-Miséricordieux, le Particulièrement Miséricorideux, Point de divinité si ce n’est Allâh (…) Allâh le Très-Majestueux à dit vrai (sadaqa allâh al-`azîm). » »

وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ : إِذَا عَسِرَ عَلَى الْمَرْأَةِ وَلَدُهَا تَكْتُبُ هَاتَيْنِ الْآيَتَيْنِ وَالْكَلِمَتَيْنِ فِي صَحِيفَةٍ ثُمَّ تُغَسَّلُ وَتُسْقَى مِنْهَا ، وَهِيَ : بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ الْعَظِيمُ الْحَلِيمُ الْكَرِيمُ ، سُبْحَانَ اللَّهِ رَبِّ السَّمَاوَاتِ وَرَبِّ الْأَرْضِ وَرَبِّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ كَأَنَّهُمْ يَوْمَ يَرَوْنَهَا لَمْ يَلْبَثُوا إِلَّا عَشِيَّةً أَوْ ضُحَاهَا . كَأَنَّهُمْ يَوْمَ يَرَوْنَ مَا يُوعَدُونَ لَمْ يَلْبَثُوا إِلَّا سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ بَلَاغٌ فَهَلْ يُهْلَكُ إِلَّا الْقَوْمُ الْفَاسِقُونَ صَدَقَ اللَّهُ الْعَظِيمُ

  • Ibn Kathîr écrit dans « Bidâyah wa al-nihâyah » (Vol.13, p.119) :

«  ﴾ Non!… Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] ﴿ [S.4/V.65] Allâh le Très-Majestueux à dit vrai (sadaqa allâh al-`azîm)»

فمن ترك الشرع المحكم المنزل على محمد بن عبد الله خاتم الانبياء وتحاك إلى غيره من الشرائع المنسوخة كفر فكيف بمن تحاكم إلى الياسا وقدمها عليه من فعل ذلك كفر بإجماع المسلمين قال الله تعالى أفحكم الجاهلية يبغون ومن أحسن من الله حكما لقوم يوقنون وقال تعالى فلا وربك لا يؤمنون حتى يحكموك فيما شجر بينهم ثم لا يجدوا في أنفسهم حرجا مما قضيت ويسلموا تسليما صدق الله العظيم

  • Al-Ramlî al-Shâfi`î a dit dans sa Hâshiyyah sur « Asnâ al-Matâlib »  (Vol.1,p.179) :

« Ibn al-‘Irâqî (le shaykh d’Ibn Hajar al-`Asqalânî) fut interrogé sur une personne en prière qui, après la récitation de l’Imâm dit : « Allâh le Majestueux a dit vrai » (sadaqa allâh al-`azîm), cela est-il permis pour lui ou cela annule-t-il  sa prière ? Il répondit : « Cela est permis et la prière ne sera pas invalidée car c’est du dhikr et pas une parole commune. »


Les errements d’Ibn Taymiyya par son élève Najm al-Dîn al-Tufî

Ibn Hajar al-`Asqalânî (m. 852 H) mentionne dans son « al-Durar al-Kâmina » (Vol. 1, p. 153-155) les paroles de l’élève d’Ibn Taymiyyah (m. 728 H) : Sulaymân Najm al-Dîn al-Tufî al-Hanbalî (m. 716 H) concernant ce dernier :

« En une seule heure, il (Ibn Taymiyyah) avait l’habitude d’extraire du Livre, de la Sunnah, de la langue arabe, des problèmes, des choses que personne n’aurait pu extraire même en plusieurs séances, comme si ces sciences étaient sous ses yeux et qu’il choisissait parmi elles à son bon vouloir.

Puis vint un moment où ses compagnons exagérèrent en éloges à son sujet, qui conduisit à son auto-satisfaction jusqu’à le rendre vaniteux envers ses semblables.

Il devint convaincu qu’il était un érudit capable d’effort d’interprétation [mujtahid]. Et depuis cela, il commença à réfuter chaque érudit, petit ou grand, ancien ou contemporain, jusqu’à ce qu’il remonte jusqu’à `Umar (b. al-Khattab, le compagnon) en lui reprochant certaines choses.

Cela atteignit les oreilles du Shaykh Ibrâhîm al-Raqî qui le réprimanda. Ibn Taymiyya alla le rencontrer, s’excusa, et demanda pardon. Il critiqua également `Alî (b. Abî Tâlib, le compagnon) et dit : (…) « Il s’est trompé dans dix sept sujets dans lesquels il aurait contredit le texte même du livre […] »

Dû à sa défense fanatique de l’école Hanbalite, il attaqua les Ash`arites jusqu’à insulter al-Ghazâlî (m.505 H) à tel point que certaines personnes s’opposèrent à lui et faillirent le tuer […]

Et ils ont constaté qu’il avait laissé échapper certains mots de sa bouche [qu’il avait dérapé] concernant la croyance dans ses sermons et ses réponses juridiques (fatâwâ), et ils ont mentionné qu’il avait cité le hadith de la « descente » d’Allâh, puis est descendu des marches de son minbar et a déclaré: « [Allah descend] Tout comme ma descente», et on lui a ainsi attribué l’anthropomorphisme (tajsîm). Ils ont également cité sa réfutation de celui qui utilise le Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) comme intermédiaire [tawassul] ou recherche son aide [istighâtha] […]

Les gens se divisèrent en partis à cause de lui. Certains l’ont considéré comme un anthropomorphiste à cause de ce qu’il mentionna dans « al-`Aqidah al-Hamawiyya » et « al-`Aqidah al-Wasitiyya » ainsi que dans d’autres de ses ouvrages, qui indiquent que «al-Yad» [litt: La Main] , « al-Qadam» [litt: Le Pied], «al-Saq» [litt: partie entre le tibia et le mollet] et «al-Wajh» [litt: Le Visage] sont des Attributs compris dans leur sens apparent et qu’Il est établi sur le Trône par Son Être. On lui rétorqua que si tel était le cas, Il serait obligatoirement cerné par l’espace et sujet à la divisibilité.

Il répondit (Ibn Taymiyyah) : « Je ne concède pas que d’être cerné par l’espace et la divisibilité soient des propriétés nécessaires aux corps. » après quoi il fut prouvé à son encontre qu’il pensait que l’Être d’Allah était sujet au confinement spatial.

D’autres l’ont considéré comme un hérétique du à ses propos comme quoi l’aide du Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) ne devait pas être recherchée et le fait que cela revenait à diminuer la grandeur du Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) et à empêcher l’établissement celle-ci […]

D’autres l’ont considéré comme un hypocrite en raison de ce qu’il a dit sur `Alî b. Abî Talib : […]

A savoir qu’il avait été abandonné partout où il allait, qu’il tenta à plusieurs reprises d’obtenir le califat sans jamais l’avoir, qu’il combattit par soif de pouvoir plutôt que pour la religion, et il a dit « Il aimait l’autorité, tandis que `Uthmân aimait l’argent ». Il disait qu’Abû Bakr a déclaré sa conversion à l’Islam quant il était d’un âge avancé, totalement conscient de ses propos, tandis que `Alî l’a déclaré étant enfant, et que les propos d’un enfant en Islam ne sont pas considérés comme valable basé sur sa propre parole […]

En somme, il prononça d’horribles choses comme celles-ci, et il fut dit à son encontre qu’il était un hypocrite, compte tenu des paroles du Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) [qu’il dit à `Alî] « Seul un hypocrite peut te haïr.»»

Fin de citation


  • Texte en arabe :

فيورد فِي سَاعَة من الْكتاب وَالسّنة واللغة وَالنَّظَر مَا لَا يقدر أحد على أَن يُورِدهُ فِي عدَّة مجَالِس كَأَن هَذِه الْعُلُوم بَين عَيْنَيْهِ فَأخذ مِنْهَا مَا يَشَاء ويذر وَمن ثمَّ نسب أَصْحَابه إِلَى الغلو فِيهِ وَاقْتضى لَهُ ذَلِك الْعجب بِنَفسِهِ حَتَّى زها على أَبنَاء جنسه واستشعر أَنه مُجْتَهد فَصَارَ يرد على صَغِير الْعلمَاء وَكَبِيرهمْ قويهم وحديثهم حَتَّى انْتهى إِلَى عمر فخطأه فِي شَيْء فَبلغ الشَّيْخ إِبْرَاهِيم الرقي فَأنْكر عَلَيْهِ فَذهب إِلَيْهِ وَاعْتذر واستغفر وَقَالَ فِي حق عَليّ أَخطَأ فِي سَبْعَة عشر شَيْئا ثمَّ خَالف فِيهَا نَص الْكتاب […]

وَكَانَ لتعصبه لمَذْهَب الْحَنَابِلَة يَقع فِي الأشاعرة حَتَّى أَنه سبّ الْغَزالِيّ فَقَامَ عَلَيْهِ قوم كَادُوا يقتلونه […] وأعانه عَلَيْهِ قوم آخَرُونَ ضبطوا عَلَيْهِ كَلِمَات فِي العقائد مُغيرَة وَقعت مِنْهُ فِي مواعيده وفتاويه فَذكرُوا أَنه ذكر حَدِيث النُّزُول فَنزل عَن الْمِنْبَر دَرَجَتَيْنِ فَقَالَ كنزولي هَذَا فنسب إِلَى التجسيم ورده على من توسل بِالنَّبِيِّ صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم أَو اسْتَغَاثَ […] وافترق النَّاس فِيهِ شيعًا فَمنهمْ من نسبه إِلَى التجسيم لما ذكر فِي العقيدة الحموية والواسطية وَغَيرهمَا من ذَلِك كَقَوْلِه أَن الْيَد والقدم والساق وَالْوَجْه صِفَات حَقِيقِيَّة لله وَأَنه مستوٍ على الْعَرْش بِذَاتِهِ فَقيل لَهُ يلْزم من ذَلِك التحيز والانقسام فَقَالَ أَنا لَا أسلم أَن التحيز والانقسام من خَواص الْأَجْسَام فألزم بِأَنَّهُ يَقُول بتحيز فِي ذَات الله

وَمِنْهُم من ينْسبهُ إِلَى الزندقة لقَوْله أَن النَّبِي صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم لَا يستغاث بِهِ وَأَن فِي ذَلِك تنقيصاً ومنعاً من تَعْظِيم النَّبِي صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم […] وَمِنْهُم من ينْسبهُ إِلَى النِّفَاق لقَوْله فِي عَليّ مَا تقدم وَلقَوْله إِنَّه كَانَ مخذولا حَيْثُ مَا توجه وَأَنه حاول الْخلَافَة مرَارًا فَلم ينلها وَإِنَّمَا قَاتل للرئاسة لَا للديانة وَلقَوْله إِنَّه كَانَ يحب الرِّئَاسَة وَأَن عُثْمَان كَانَ يحب المَال وَلقَوْله أَبُو بكر أسلم شَيخا يدْرِي مَا يَقُول وَعلي أسلم صَبيا وَالصَّبِيّ لَا يَصح إِسْلَامه على قَول وبكلامه فِي قصَّة خطْبَة بنت أبي جهل وَمَات مَا نَسَبهَا من الثَّنَاء على … وقصة أبي الْعَاصِ ابْن الرّبيع وَمَا يُؤْخَذ من مفهومها فَإِنَّهُ شنع فِي ذَلِك فألزموه بالنفاق لقَوْله صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم وَلَا يبغضك إِلَّا مُنَافِق


Ibn Bâz explicite son anthropomorphisme et considère al-Bayhaqî comme innovateur

Dans « Majmû` fatâwâ wa-maqâlat mutanawwiah » (Vol. 3, p. 61) d’Ibn Bâz il écrit :

« 9 – Ensuite al-Sâbûnî – qu’Allâh le guide – mentionne, qu’Allah Gloire à Lui, est exempté du corps [al-jism] et de la pupille [al-hadaqa], du conduit auditif [al-simakh], de la langue [al-lisân], et du larynx [al-hanjara].

[Ibn Bâz dit :] Et cela n’est pas la voie d’Ahl al-Sunnah, mais plutôt les paroles répréhensibles des gens de la théologie (kalâm) et leurs stratagèmes, car les gens d’Ahl al-Sunnah ne nient rien au sujet d’Allâh excepté ce qu’Il a nié pour Lui-même ou ce que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a nié et ils n’affirment pour Lui que ce qu’Il a affirmé pour Lui-même ou ce que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a affirmé pour Lui.

Et il n’est pas mentionné dans les textes de références (nusûs) la négation ou l’affirmation de ces choses ; alors il est obligatoire de s’arrêter là et de ne pas les confronter avec leur affirmation ou négation et ce qu’Ahl al-Sunnah a dit suffit dans l’affirmation des noms et attributs d’Allah qu’Il ne ressemble en rien à Sa création, et qu’Il n’a pas de ressemblance.

L’Imâm Ahmad (رحمه الله) a dit : « Allah n’est décrit que par ce par quoi Il s’est décrit ou ce que Son Messager l’a décrit, cela ne dépasse pas le Qu’ran et les hadîths. » Et tel est le sens des mots des autres Imâms d’Ahl al-Sunnah.

Quant aux paroles grossières  d’al-Bayhaqî (رحمه الله) (m. 458 H) dans son livre « Al-i`tiqad » concernant ce sujet [la négation du corps], il suivit en cela les paroles des théologiens (mutakalamîn) et leurs sophismes. Enlever (cette croyance) de lui et la croyance est bonne. Et la vérité est que cela fait parti des paroles des partisans de l’innovation (ahl al-bid`a) et non de ceux d’Ahl al-Sunnah. »


  • Texte en arabe :

ثم ذكر الصابوني – هداه الله – تنزيه الله سبحانه عن الجسم والحدقة والصماخ واللسان والحنجرة، وهذا ليس بمذهب أهل السنة بل هو من أقوال أهل الكلام المذموم وتكلفهم، فإن أهل السنة لا ينفون عن الله إلاّ ما نفاه عن نفسه أو نفاه رسوله صلى الله عليه وسلم ولا يثبتون له إلاّ ما أثبته لنفسه أو أثبته له رسوله صلى الله عليه وسلم، ولم يرد في النصوص نفي هذه الأمور ولا إثباتها فالواجب الكف عنها وعدم التعرض لها لا بنفي ولا إثبات، ويغني عن ذلك قول أهل السنة في إثبات صفات الله وأسمائه أنه لا يشابه فيها خلقه وأنه سبحانه لا ند له ولا كفو له. قال الإمام أحمد – رحمه الله -: لا يوصف الله إلاّ بما وصف به نفسه أو وصفه به رسوله صلى الله عليه وسلم لا يتجاوز القرآن والحديث.

وهذا هو معنى كلام غيره من أئمة السنة وأما ما وقع في كلام البيهقي – رحمه الله – في كتابه  » الاعتقاد  » من هذه الأمور فهو مما دخل عليه من كلام المتكلمين وتكلفهم، فَرَاجَ عليه واعتقد صحته، والحق أنه من كلام أهل البدع لا من كلام أهل السنة


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Sulaymân b.`Abd al-Wahhâb concernant son frère, Muhammad ibn `Abd al-Wahhâb

Dans « Al-sawâ‘iq al-ilahiya fî al-radd ‘alâ l-Wahhabiyya » (« Les foudres crées en réplique aux Wahhabites ») écrit Shaykh Sulaymân ibn `Abd al-Wahhâb (le frère de Muhammad ibn `Abd al-Wahhâb) en réfutation de son frère, écrit en page 37 :

« Aujourd’hui, la communauté est éprouvée par des gens qui se réclament du Livre et de la Sunnah, qui prétendent en déduire des connaissances sans prêter attention à quiconque les contredit.

Si tu leur demandais de faire valider ce qu’ils prétendent aux gens de science, ils refuseraient.

Ils obligent même les autres à les suivre. Selon leur compréhension, quiconque les contredit est pour eux un mécréant. Alors qu’en réalité, ces gens n’ont eux-mêmes pas un seul caractère des mujtahid [1], même pas un-dixième par Allah !

Malgré cela, leurs propos ont trouvé un écho chez de nombreux ignorants. Certes nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons.

Toute la communauté partage la même opinion mais eux n’acceptent pas d’être corrigés, cela fût-ce par une seule parole, et en dépit de cela ils ne répondent rien si ce n’est qu’ils [ceux qui sont en opposition avec eux] sont tous mécréants ou ignorants. Ô Allah guide celui qui s’est égaré et ramène-le sur la vérité. »

Fin de citation

[1] Mujtahid : personne ayant les capacités d’émettre un avis juridique.


  • Texte en arabe :

فان اليوم ابتلى الناس بمن ينتسب الى الكتاب والسنة ويستنبط من علومهما ولا يبالي من خالفه واذا طلبت منه ان يعرض كلامه على اهل العلم لم يفعل بل يوجب على الناس الاخذ بقوله ويمفهومه ومن خالفه فهو عنده كافر هذا وهو لم يكن فيه خصلة واحدة من خصال اهل الاجتهاد ولا والله عشر واحدة ومع هذا فراج كلامه على كثير من الجهال فانا لله وانا اليه راجعون (الامة) كلها تصيح بلسان واحد ومع هذا لا يرد لهم في كلمة بل كلهم كفار او جهال (اللهم) اهدالضال ورده الى الحق


Ibn ‘Uthaymîn accuse al-Safârînî al-Hanbalî d’association (shirk)

Fahd b. ‘Abdallâh Sunayd dans  « Kanz al-thamīn fī su’ālāt Ibn Sunayd li-Ibn ‘Uthaymīn » (p. 17, #52) qui est un recueil de questions posées à Ibn ‘Uthaymîn écrit :

« Question (n° 52) : Je lui [Ibn `Utheymîn] (رحمه الله) ai demandé par rapport à la parole d’al-Safârînî a dit dans son livre « Ghizâ’ al-Albâb » (1/426)  :

« Ô Maître, Ô Envoyé d’Allah prends-moi par la main *** Je suis certes venu sans science ni bonnes actions. » […]

Il [Ibn ‘Uthaymîn] a dit : « C’est de l’association (shirk), vis-à-vis de la « qualité seigneuriale » (rubûbiyyah) et de la « qualité de divinité » (ulûhiyyah) » »

Fin de citation


  • Texte en arabe :

السؤال (52): وسألته رحمه الله عن قول السفاريني في كتابه «غذاء الألباب» (1/ 426
يا سيدي يا رسول الله خذ بيدي  إني أتيت بلا علم ولا عمل؟
[…]
فقال: هذا شرك في الربوبية والألوهية.


Ibn ‘Abd al-Wahhâb mit en garde par son père et sa tentative d’assassinat de son frère

L’Imâm, Le Savant, Le Shaykh et Muftî des Hanbalites de la Mecque Muhammad b. ‘Abdallah b. Humayd al-Najdî al-Hanbalî (m.1295 H) dans « al-Suhub al-wabila âla dara’îh al-Hanabila » (« Les nuages pluvieux sur les tombeaux des Hanbalites« ) (p. 275-276) parle de Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb et de la désapprobation par son père et son frère Sulayman:

« 415 – ‘Abd al-Wahhâb b. Sulaymân b. ‘Alî b. Musharraf al-Tamimî al-Najdî.

Il étudia la jurisprudence avec son père, l’auteur du livre bien connu « al-Mansak », ainsi qu’avec d’autres. Il acquis le savoir religieux et l’enseigna également. Il écrit une livre d’explication de questions de jurisprudence, et fut reconnu comme étant bon. Il mourut en l’an 1153 (1740 ap. J-C).

Et il est le père de Muhammad (b. ‘Abd al-Wahhâb), le fondateur du mouvement (Wahhabite) dont les enseignements se sont propagées à travers l’horizon, mais il y a une grande différence entre eux. Muhammad n’a montré sa prédication qu’après la mort de son père.

Quelque uns de ceux que j’ai rencontré m’ont informé d’après les gens de science qui étaient à la même époque que le Shaykh ‘Abd al-Wahhâb, qu’il était en colère après son fils Muhammâd, pour la raison qu’il ne voulait pas s’occuper d’apprendre la jurisprudence comme ses aïeuls, et il prévoyait en lui qu’il émane de lui quelque chose de blâmable, alors il disait aux gens : « Qu’est-ce que vous allez voir de Muhammad comme mal ! » Et il s’est passé ce qui s’est passé conformément au décret d’Allah.

Aussi son fils Sulaymân, le frère du Shaykh Muhammad, était contre lui dans sa prédication, et il l’a réfuté de belle manière, par des versets et des Hadiths, car celui réfuté n’acceptait rien d’autre, et ne faisait attention à la parole d’aucun Savant, parmi les anciens ou les contemporains, qui qu’il soit, sauf Shaykh Taqqî al-Dîn Ibn Taymiyya et son élève Ibn al-Qayyim, car il considérait leurs propos comme texte n’acceptant aucune interprétation. Et il se contentait de cela parmi les gens, quand bien même leurs propos étaient autre que ce qu’il comprenait.

Et le Shaykh Sulaymân a nommé sa réfutation de son frère « Fasl al-Khitab fi al-rad ‘alâ Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb ». (« Le Discours Tranchant dans la Réfutation de Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb« ).

Et Allah l’a sauvé de son mal et de sa ruse, malgré cet extraordinaire chaos qui a horrifié même les lointains. Car ce qu’il (Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb) faisait quand quelqu’un divergeait avec lui et le réfutait et qu’il ne pouvait pas le tuer au grand jour, il lui envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant toute personne qui est en désaccord avec lui et il voyait permis son assassinat.

Il a été dit qu’il y’avait un fou dans un village, et son habitude était de frapper celui qui se mettait en face de lui, même s’il était armé. Alors Muhammad à ordonné qu’on lui donne une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée là où se trouvait son frère Shaykh Sulaymân qui était seul, alors on l’a fait entré, et quand Sulayman l’a vu il a eu peur de lui, mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire :

« Ô Sulaymân n’ait crainte, tu fais parti des gens protégés », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois. Certes ceci est un prodige…»

Fin de citation


La Plume Incisive Transperçant Les Opposants Adeptes De La Débauche (1/4)

Réponse Ultime Démontrant l’Ash‘arisme des Mâlikites de Façon Sublime

Shaykh Al-Azharî écrit dans “Tafnîd al-I‘tidâd” :

« (…) Depuis qu’un des innovateurs a écrit son livre dans lequel il dénigre les sunnites (ahl al-sunnah), et duquel les Hashwiya [1] [littéralistes anthropomorphistes] sont épris de puiser dedans malgré ses mensonges et contres-vérités. Et parmi ces faussetés que les Hachwiya ont largement repris, se trouve une parole attribuée à l’un des savants Malikites appelé Ibn Khuwayz Mindâd, alors ils se sont réjouis de cette parole, l’ont mal comprise et ont délaissé tout le reste des Imams du Malikisme et ses Savants, ne leur accordant aucun crédit !! L’usage de cette parole s’est renouvelé par l’un des Hashwiya qui a repris la parole de cet Ibn Khuwayz Mindâd, il était donc nécessaire de faire un article qui clarifie les choses et lève l’ambiguïté, afin qu’ils n’égarent pas les masses. Alors nous rapportons les paroles de ce Hashwi puis nous les détruirons sur lui par la Grâce et la Puissance d’Allah non par la nôtre, nous remettons à Lui Le Très-Haut.

فمنذ أن كتب أحد المبتدعة كتابه في الطعن على أهل السنة، والحشوية مغرمون بالنقل من كتابه، على كثرة عاطله وباطله، وزيفه وخلله، وإن من الباطل الذي أكثر أهل الحشو من نقله عنه : كلمة منسوبة لأحد علماء المالكية يقال له ابن خويزمنداد، ففرحوا بها ـ وأساؤوا فهمها ـ وتركوا سائر أئمة المالكية وعلماءهم لا يقيمون لهم وزنا !! وقد تجدد من أحد أهل الحشو نقل كلام ابن خويزمنداد هذا، فكان لا بد من مقال يوضح الأمر ويزيل الإشكال، حتى لا يضلوا العوام، فننقل كلام هذا الحشوي ثم ننقضه عليه بحول الله تعالى وطوله لا بحولنا ولا بقوتنا، متوكلين عليه تعالى


[1] « Al-Hasha » : le côté. Les sunnites appelèrent les anthropomorphistes les « Hashwiya » pour exprimer qu’ils étaient comme on dirait en français « à côté de la plaque ». Ils utilisaient des récits faibles ou forgés dans la croyance, ou bien lorsqu’ils étaient authentiques ils les comprenaient d’une mauvaise manière.


Nous disons donc : Les Hashwiya disent :

Le Hâfiz et savant incomparable du maghreb Ibn ‘Abd al-Barr a rapporté par chaîne de transmission du juriste (faqih) des Malikites en orient ; Ibn Khuwayz Mindâd qu’il a dit dans le chapitre des témoignagnes commentant la parole de l’Imâm Mâlik : « Le témoignage des gens des innovations et des passions n’est pas recevable »  :

« Les gens des passions chez Mâlik et tous nos compagnons sont les théologiens (ahl al-kalâm), donc tout théologien (mutakallim) fait partie des gens de passions et de l’innovation, qu’il soit Ash‘ârite ou pas, et jamais un témoignage de lui ne sera accepté en Islâm, et il sera délaissé et corrigé pour son innovation, et s’il persiste dedans on exigera de lui le repentir (tawba) » Fin de citation.

Voilà ce qu’a rapporté le Hashwi, quelle est alors la véracité de cette parole et cette prétention ??

Nous allons discuter ce récit en plusieurs points :

  1. La présentation d’Ibn Khuwayz Mindâd
  2. Ce qu’il en est de l’authenticité de la parole qui lui est attribuée
  3. Le sens de la parole qui lui est attribuée.
  4. La position d’Ibn ‘Abd al-Barr vis-à-vis des paroles d’Ibn Khuwayz.
  5. La position des Savants Malikites globalement.
  6. La compréhension de cette parole chez les Hashwiya et la démonstration de leurs contradictions. Puis la conclusion.

فنقول : قالت الحشوية : روى حافظ المغرب وعلمها الفذ ابن عبد البر بسنده عن فقيه المالكية بالمشرق ابن خويز منداذ أنه قال في كتاب الشهادات شرحاً لقول مالك : لا تجوز شهادة أهل البدع والأهواء ، وقال :
(( أهل الأهواء عند مالك وسائر أصحابنا هم أهل الكلام، فكل متكلم فهو من أهل الأهواء والبدع أشعرياً كان أو غير أشعري، ولا تقبل له شهادة في الإسلام أبداً ، ويهجر ويؤدب على بدعته، فإن تمادى عليها استتيب منها ))اهـ. هذا ما نقله الحشوي، فما هي مصداقية هذا القول وذلكم الادعاء يا ترى ؟؟. سنناقش هذا النقل في مباحث: الأول : التعريف بابن خويزمنداد. الثاني : مدى صحة القول المعزو إليه. الثالث : معنى القول المعزو إليه. الرابع : موقف ابن عبد البر من كلام ابن خويزمنداد. الخامس : موقف علماء المالكية عموما. السادس : مفهوم هذا القول عند الحشوية وبيان تناقضهم. ثم الخاتمة.


Premier chapitre

المبحث الأول

Présentation d’Ibn Khuwayz Mindâd

(التعريف بابن خويزمنداد)

Sa biographie dans « Tartîb al-Madârik » du Qâdî ‘Iyâd 2/606 :

« Abû Bakr Ibn Khuwayz Mindâd (رحمه الله)

Appelé également Khuwayn Mindâd car c’est ainsi que l’a surnommé Abû Ishâq al-Shîrâzî et comment l’a appelé Muhammad b. Ahmad b. ‘Abdallâh. Et j’ai vu sur ses livres qu’il était aussi surnommé Abû ‘Abdallâh, et dans sa filiation : Muhammad b. Ahmad b. ‘Alî b. Ishâq, et al-Shîrâzî a aussi dit : « Il a pris la jurisprudence (fiqh) et le hadîth chez al-Abharî. Il rapporte d’après : Abî [Bakr b.] Dâssa, d’Abî al-Hassan al-Tamare, d’Abî al-Hassan al-Massissî, d’Abû Ishâq al-Tajîbî et d’Abû al-‘Abbâss al-Assam. Et il a un grand livre sur la divergence (khilaf), un livre sur les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) et sur les règles du coran (ahkâm al-qur’ân).

Et il avait des avis isolés et marginaux qu’il attribuait à Mâlik [ibn Anas]. Il a aussi des choix d’interprétations dans l’école (madhhab) concernant le droit (fiqh) et les fondements (usûl) auxquels les Virtuoses de l’école n’ont pas accordé d’intérêt, comme son avis dans les fondements (usûl) à propos duquel il diverge (avec le reste des savants de l’école), où il dit :

« Que les serviteurs n’entrent pas dans le discours (du législateur) adressé aux libres » ou que « Le récit rapporté par une voie unique fait autorité scientifique ». Et dans certaines questions de droit où il attribue à l’école (malikite) que : « Le Tayammum (les ablutions sèches) enlève l’état d’impureté (hadath) » (ou encore) « ne s’affranchissent lors de l’achat que les pères et fils [2]« 

Il n’avait pas une bonne vision (analyse) ni était fort dans le droit (fiqh), et Abû al-Walîd al-Bâjî a parlé sur lui disant : « Je n’ai pas entendu la moindre mention de lui parmi les savants d’Irak. Il évitait même la théologie (kalâm) et s’écartait des théologiens (ahl al-kalâm) en arrivant au point qu’il dépassa cette limite en allant jusqu’a s’écarter des  théologiens (mutakallimîn) d’Ahl al-Sunna.

Et il a jugé tout le monde comme étant des gens de passions à propos desquels Mâlik [ibn Anas] a dit concernant le fait de se marier avec eux ou leur témoignage ou leur Imama ou leur rendre visite lors de leurs maladie ou leur obsèques, ce qu’il a dit (رحمه الله)”. Fin de citation

ترجمته في ترتيب المدارك للقاضي عياض 2/606
(( أبو بكر بن خويزمنداد رحمه الله

ويقال خوين منداد، إذ كذا كناه أبو إسحق الشيرازي، وسماه محمد بن أحمد بن عبدالله. ورأيت على كتبه تكنيته بأبي عبدالله، وفي نسبته : محمد بن أحمد بن علي بن إسحق، وقال الشيرازي أيضا : تفقه بالأبهري. وسمع الحديث، يروي عن أبي [ بكر بن ] داسة، وأبي الحسن التمار، وأبي الحسن المصيصي، وأبي إسحق التجيبي، وأبي العباس الأصم، وله كتاب كبير في الخلاف، وكتاب في أصول الفقه، وأحكام القرآن، وعنده شواذ عن مالك، وله اختيارات وتأويلات على المذهب في الفقه والأصول لم [ يعرج ] عليها حذاق المذهب، كقوله في بعض ما خالفه فيه من الأصول : أن العبيد لا يدخلون في خطاب الأحرار، [ وإن خبر الواحد ] يوجب العلم، وفي بعض مسائل الفقه حكايته عن المذهب : أن التيمم يرفع الحدث، وأنه لا يعتق على الرجل سوى الآباء والأبناء، ولم يكن بالجيد النظر، ولا بالقوي الفقه، وقد تكلم فيه أبو الوليد الباجي، قال : إني لم أسمع له في علماء العراق بذكر. وكان يجانب الكلام جملة، وينافر أهله، حتى تعدى ذلك إلى منافرته المتكلمين من أهل السنة، وحكم على الكل بأنهم من أهل الأهواء الذين قال مالك في مناكحتهم وشهادتهم وإمامتهم وعيادتهم وجنائزهم ما قال . رحمه الله )) اهـ


[2] Lorsqu’on trouve son père ou sa mère vendus dans le marché, on doit les affranchir. Quand on donne l’argent, le père ou la mère sont automatiquement affranchis. Or Ibn Khuwayz  dit que ceci n’est valable que pour les pères et fils et donc selon lui, il est permis au frère d’acheter son frère au marché ou sa tante sans qu’ils s’affranchissent de ce fait ! Ceci est un avis marginal de sa part contredisant en cela toutes les écoles.


Sa biographie chez al-Dhahabî et le Hâfiz ibn Hajar dans « Lissân al-mîzân » 5/329 :

“Muhammad b. `Alî b. Ishâq b. Khuwayz Mandâd, et il est dit aussi Khuwaz Mandâd, le juriste (faqîh) Malikite de Bassora, surnommé Abû ‘Abdallâh, c’est ce surnom qu’a retenu [al-Qâdî] ‘Iyâd.

Tandis que le Shaykh Abû Ishâq (al-Shîrâzî) il a dit dans les “Tabaqât” : Muhammad b. Ahmad b. ‘Abdallâh b. Khuwaz Mindâd, surnommé Abû Bakr. Il a pris la jurisprudence (fiqh) d’Abî Bakr al-Abharî et a reçu le hadîth d’Abî Bakr b. Dâssa et Abî Ishâq al-Hujaymî et d’autres qu’eux.

Il a écrit plusieurs livres, parmi lesquels : son grand livre sur la divergence (khilaf), son livre dans les fondements du droit (usûl al-fiqh) et son livre sur les règles du Coran (ahkâm al-qur’ân).
Et il avait des avis isolés et marginaux qu’il attribuait à Mâlik [ibn Anas], il a aussi des choix d’interprétations dans l’école (malikite) concernant le droit (fiqh) et les fondements (usûl) auxquels les Virtuoses de l’école (malikite) n’ont pas accordé d’intérêt, comme sa parole :

« Les serviteurs n’entrent pas dans le discours (du législateur) adressé aux libres » Ou que « le récit rapporté par une voie unique fait autorité scientifique. »Ou qu »ne s’affranchissent automatiquement lors de l’achat que les pères et fils. »

Et Abû al-Walîd al-Bâjî a parlé sur lui. Et il n’avait pas une bonne analyse ni n’était fort dans la jurisprudence (fiqh). Et il prétendait que l’école de Mâlik (l’avis) était de ne pas assister aux obsèques d’un théologien (mutakallim), que son témoignage n’est pas valide, qu’il est interdit de se marier avec lui ni de lui faire confiance pour un dépôt. Et Ibn ‘Abd al-Barr  aussi l’a dénigré, et il vécut à la fin du 4ème siècle ». Fin de citation

رجمته عند الذهبي والحافظ ابن حجر في لسان الميزان 5/329

(( محمد بن علي بن إسحاق بن خويزمنداد ويقال خوازمنداد الفقيه المالكي البصري يكنى أبا عبد الله، هذا الذي رجحه عياض، وأما الشيخ أبو إسحاق فقال في الطبقات: محمد بن أحمد بن عبد الله بن خوازمنداد، يكنى أبا بكر، تفقه بأبي بكر الأبهري، وسمع من أبي بكر بن داسة، وأبي إسحاق الهجيمي، وغيرهما، وصنف كتبا كثيرة منها: كتابه الكبير في الخلاف، وكتابه في أصول الفقه، وكتابه في أحكام القرآن، وعنده شواذ عن مالك، واختيارات وتأويلات لم يعرج عليها حذاق المذهب، كقوله: إن العبيد لا يدخلون في خطاب الأحرار، وإن خبر الواحد مفيد العلم، وإنه لا يعتق على الرجل سوى الآباء والأبناء. وقد تكلم فيه أبو الوليد الباجي، ولم يكن بالجيد النظر، ولا بالقوي في الفقه، وكان يزعم أن مذهب مالك أنه لا يشهد جنازة متكلم، ولا يجوز شهادتهم، ولا مناكحتهم، ولا أمانتهم، وطعن ابن عبد البر فيه أيضا، وكان في أواخر المائة الرابعة ))اهـ.


Sa biographie chez l’Imam al-Shîrâzî dans les « Tabaqât » p.157 :

« Parmi eux Abû Bakr Muhammad b. Ahmad b. ‘Abdallâh, connu sous l’appellation d’Ibn Kuwâz, il a pris la jurisprudence (fiqh) d’al-Abharî, et il a un grand livre sur les questions de divergence, un livre dans les fondements (usûl) et aussi ahkâm al-qur’ân ». Fin de citation

ترجمته عند الإمام الشيرازي في الطبقات ص157

(( ومنهم أبو بكر محمد بن أحمد بن عبدالله المعروف بابن كواز، تفقه بأبي بكر الأبهري، وله كتاب كبير في مسائل الخلاف، وكتاب في أصول الفقه، وله أحكام القرآن )) اهـ.


Avec ce que tu vois comme désaccord sur le nom d’Ibn Khuwayz Mandâd chez al-Shîrâzî, au point qu’on a l’impression qu’il s’agit d’une autre personne, sauf que le Qâdî ‘Iyâd assure qu’al-Shîrâzî l’a mentionné dans ses « Tabaqât », sans cette indication j’aurais cru qu’il s’agissait d’un autre.

Pareil pour al-Dhahabî qui a dit dans « Tarikh al-Islâm» concernant les morts de l’année 390 H ce qui suit :

« [Je dis {al-Dhahabî}] : Et Abû Ishâq l’a mentionné dans les « Tabaqât » où il dit dedans : connu sous le nom d’Ibn Kuwâz ». Fin de citation

ومع ما ترى من اختلاف في اسم ابن خويزمنداد عند الشيرازي ـ حتى كأنه شخص آخر ـ إلا أن عياضا يؤكد على أن الشيرازي قد ذكره في طبقاته، ولولا هذا لظننته شخصا آخر، وكذلك الذهبي قال في تاريخ الإسلام في وفيات 390هـ ما نصه : (( وذكره أبو إسحق في الطبقات فقال فيه المعروف بابن كواز )) اهـ .



Et la mention de sa mort en l’an 390 H est approximative comme il apparaît à travers le livre “Al-Lissân”.

Al-Fîrûzâbâdî a dit dans « Al-qâmûs al-muhît » 1/291 édition dâr al-hadîth :

« Et Khuwayz Mindâd avec une damma sur le kha, une kasra sur le zay, une fatha sur le mim et une sukûn sur le nûn, al-Imâm Abî Bakr al-Mâlikî al-Usûlî » Fin de citation.

Voila ce qu’ont dit les biographes d’Ibn Khuwayz Mandâd, et il n’y a pas chez al-Dhahabî, ni chez al-Safdi ni chez Ibn Farhun dans le “Dhibaj” ni chez Ibn Makhelouf dans “Shajarat al-nur” ni chez d’autres, un ajout de plus que ce que nous avons mentionné ici.

Si quelqu’un nous dit : Que dites vous alors à propos de ce qu’a mentionné le Qâdî ‘Iyâd dans son introduction de “Tartîb al-Madârik” 1/51 :

“Et ainsi il est mentionné – il parle de l’Imam al-Bâjî – à propos d’Ibn Khuwayz Mandâd et ce malgré sa célébrité et le grand nombre de ses écrits – étant donné qu’il n’est pas cité – qu’il est inconnu, et a dit qu’aucun de nos Imam de Baghdad ne l’a cité, or al-Shîrâzî l’a cité dans son livre, et Abû Muhammad ‘Abd al-Wahhâb rapporte à son propos et dit de lui : Abû ‘Abdallâh al-Basrî (Ibn Khuwayz) a dit…” Fin de citation.

Ces propos concernant sa célébrité ne s’opposent ils pas avec ce qui a précédé dans la biographie ?

وذِكْر وفاته عند الذهبي في وفيات سنة 390هـ تقديري كما يتضح من اللسان.[ فائدة في ضبط خويزمنداد ]: قال الفيروزآبادي في القاموس المحيط 1/291 ط دار الحديث :(( وخُوَيْزِمَنْدادُ بضم الخاء وكسر الزاي وفتح الميم وسكون النون والد الإمام أبي بكر المالكي الأصولي )) اهـ.

هذا ما ذكره المترجمون لابن خويزمنداد، وليس عند الذهبي ولا الصفدي ولا ابن فرحون في الديباج ولا ابن مخلوف في شجرة النور ولا غيرهم زيادة على الذي هنا. فإن قال قائل :فما تقولون فيما قاله القاضي عياض في مقدمة ترتيب المدارك ونصه1/51 :(( وكذلك ذكر ـ [يقصد الإمام الباجي] ـ في ابن خويزمنداد وهو في شهرته وكثرة تصانيفه ـ حيث لا يذكر ـ أنه مجهول، وقال أن أحداً من أئمتنا البغداديين لم يذكروه، وهذا الشيرازي قد ذكره في كتابه، وهذا أبو محمد عبد الوهاب يحكي عنه ويقول فيه : قال أبو عبد الله البصري..))اهـ.
أفلا يتعارض القول بشهرته هنا مع ما تقدم في ترجمته ؟؟.


Nous disons : Ceci ne s’oppose pas avec ce qui a précède dans la biographie, car le Qâdî ‘Iyâd qui a écrit cette introduction est celui qui a écrit la biographie d’Ibn Khuwayz Mandâd que nous avons vu, il est donc l’auteur des deux propos, et il n’y a pas de contradiction entre les deux

Parce que la citation du [Qâdî] ‘Iyâd dans l’introduction est une objection à la prétention de « non-connaissance » (jahala) d’Ibn Khuwayz Mandâd, tandis que ses propos dans la biographie plus tard, n’ont rien à voir avec la prétention de jahala

Plutôt ça serait qu’Ibn Khuwayz Mandâd même s’il était connu et cité, il reste de peu de valeur, ne pesant pas lourd, sa mention a été délaissé, ses nouvelles disparues, sa célébrité éteinte et rien dans sa biographie ne saurait le rehausser ou élever sa valeur au rang des grands Imam de l’école [malikite].

C’est cela ce que voulait dire ‘Iyâd, ne vois-tu pas que ‘Iyâd a dit :

« Étant donné qu’il n’est pas cité – qu’il est inconnu

Il veut objecter à la prétention de Jahala sous prétexte de n’avoir pas eu connaissance de sa mention, et que le fait que l’Imam al-Bâjî n’a pas entendu de mention d’Ibn Khuwayz Mandâd ne veut pas dire qu’il est inconnu. Alors ‘Iyâd a montré qu’il était mentionné chez al-Shîrâzî et ‘Abd al-Wahhâb al-Mâlikî, il n’est donc pas nécessaire que soit inconnu celui dont la célébrité à disparue et la mention délaissée, voila ce que voulait dire ‘Iyâd comme il l’a clarifié.

Et vois donc la biographie d’Abî Sa‘îd al-Qazwini dans le “Tartîb” 2/604, il y a dedans ce qui confirme cela, de même que réfuter la Jahala d’Ibn Khuwayz Mandâd ne lui sera d’aucune utilité, car même s’il n’était pas majhul (inconnu) ‘Iyâd et d’autres ont démontré qu’il était faible en jurisprudence (fiqh) et en vision et analyse, ayant de nombreux avis marginaux et isolés, et que sa mention a tellement disparue qu’al-Bâjî a ignoré qui il était.

Est-ce pour cette faiblesse que l’ont mentionné al-Dhahabî et le Hâfiz ibn Hajar dans le “Lissân” ou à cause de la Jahala, avançant l’avis d’al-Bâjî ?

Il apparaît pour moi que ça soit à cause de sa faiblesse et non de sa Jahala.

Si quelqu’un dit : Que dites vous à propos des paroles de l’érudit Muhammad b. ‘Abd al-Rahmân al-Ghâzî al-Shâfi’î mort en 1167 H dans “Diwân al-islâm”:

“Ibn Khuwayz Mandâd : Muhammad b. Ahmad b. ‘Abdallâh, l’Imam, l’érudit le Shaykh des Malikites Abû Bakr al-Baghdadi, il a des écrits en droit et en fondements, mort en 390h”.

La réponse : Ceci comporte plusieurs observations, parmi elles le fait que le shaykh de nos shuyukh [4] l’Imam al-Ghâzî, fait partie des savants très tardifs du pays du “Sham”, et le maximum pour lui dans cette affaire est de rapporter d’autres, c’est comme s’il voulait embellir la biographie avec des surnoms répandus à son époque, alors il n’a pas été à l’abri de l’exagération.

Sinon Ibn Khuwayz Mandâd est de Bassora et non de Baghdad [5] tout comme la date de sa mort, qui est approximative. Et personne ne l’a mentionné de façon certaine et définitive.

Tandis que le décrire comme étant Imam érudit et shaykh des Malikites, ceci ne repose sur aucune base, et personne ne l’a dit parmi les références de l’école Malikite, ce sont eux qui font office d’arbitre sur ce genre de questions, mais le Shaykh (al-Ghâzî) n’a pas été le seul a attribuer à Ibn Khuwayz Mandâd le surnom d’Imam, nous avons vu avant quelque chose de semblable de la part d’al-Fîrûzâbâdî al-Shâfi’î auteur du Dictionnaire “al-qâmûs al-muhît”

Et voici Ibn Taymiya qui fait de même sans source ou base justifiant cette description (d’Imam et Shaykh des Malikites) voir « Al-fatâwâ al-kubrâ » 5/248 :

“Muhammad b. Khuwayz Mandâd l’Imam des Malikites a son époque en Irak.”

Ce sont là des paroles sans fondement, car les compagnons de cet homme parmi les Malikites connaissent mieux leur compagnon que quiconque, ce sont eux les juristes de l’école de Mâlik et les auteurs des tabaqates (biographies), nous avons vu leurs propos.

Alors d’où il appartient à Ibn Taymiya ou autre d’ajouter et surenchérir sur leurs propos ?
Et quel est son argument pour ce qu’il a dit ?

Alors qu’il n’a aucun moyen à la base de connaître le rang d’Ibn Khuwayz qu’a travers les livres de biographies Malikites, comme “Tartîb al-madârik”.

Ou Ibn Taymiyya serait-il plus connaisseur de cet homme (Ibn Khuwayz Mandâd) qu’Ibn ‘Abd al-Barr ou Abû al-Walid al-Bâjî ou le Qadî ‘Îyâd et leurs semblables ?!

L’expression d’al-Dhahabî et d’al-Safedi, qu’il est l’un des Imâms Malikites en Irak, est beaucoup mieux que l’expression d’Ibn Taymiyya [6] et plus proche de la réalité, et plus précis encore la parole d’al-Qurtubî à propos d’Ibn Khuwayz Mandâd, qu’il était l’un de “nos savants” comprendre les Malikites.

قلنا : هذا لا يتعارض مع ما تقدم ذكره في ترجمته، فالقاضي عياض الذي قال ما قال في المقدمة، هو الذي ترجم لابن خويزمنداد بما تقدم، فهو صاحب القولين، ولا تعارض بينهما، لأن كلام عياض في المقدمة هو اعتراض على دعوى (جهالة) ابن خويزمنداد، بينما كلامه في الترجمة فيما بعد لا علاقة له بدعوى الجهالة، بل بكون ابن خويزمنداد وإن كان معروفا ومذكورا لكنه قليل الشأن، خفيف الوزن، عفا ذكره، واندثر خبره، وانطفأت شهرته، وليس في ترجمته ما يعليه ويرفعه إلى درجة كبار أئمة المذهب، هذا مقصود عياض، ألا ترى أن عياضا قال : (حيث لا يذكر ـ أنه مجهول) ! يريد الاعتراض على دعوى الجهالة لعدم العلم بذكره، وأن كون الإمام الباجي لم يسمع لابن خويزمنداد بذكر لا يعني أنه مجهول، فبين عياض أنه مذكور عند الشيرازي وعبدالوهاب المالكي، فليس من عفا ذكره، وزالت شهرته بالمجهول ضرورة، هذا مراد عياض كما هو واضح، وانظر ترجمة أبي سعيد القزويني في الترتيب 2/604 ففيه ما يؤيد هذا، وليس دفع الجهالة عن ابن خويزمنداد بنافعه شيئا، لأنه وإن كان غير مجهول إلا أن عياضا وغيره بينوا أنه ضعيف الفقه والنظر، كثير الشذوذ والمخالفة، وقد زال ذكره حتى جهله الباجي. فهل من أجل هذا الضعف ذكره الذهبي والحافظ ابن حجر في اللسان أم من أجل الجهالة تقديما لقول الباجي فيه؟؟ الظاهر عندي أنه من أجل ضعفه لا جهالته.

فإن قال قائل: ما قولكم في كلام العلامة محمد بن عبدالرحمن الغزي الشافعي المتوفى سنة 1167هـ في ديوان الإسلام ونصه : (( ابن خويزمنداد: محمد بن أحمد بن عبد الله، الإمام العلامة شيخ المالكية أبو بكر البغدادي، له مصنفات في الفقه والأصول توفي سنة 390 )) اهـ .
فالجواب : هذا فيه عدة ملاحظات منها أن شيخ مشايخنا الإمام الغزي من متأخري مشايخ الشام جدا، وقصاراه النقل، فكأنه أحب أن يمطط الترجمة بالألقاب الشائعة في عصره، فلم يسلم من المبالغة، وإلا فإن ابن خويزمنداد بصري وليس بغداديا، كما أن وفاته هذه تقديرية باتفاق، ولم يذكرها أحد على التحقيق، وأما وصفه بالإمام العلامة شيخ المالكية فلا مستند له ولا قائل به من معتمدي مذهب مالك، فهم الفيصل في هذا الشأن، ولكن الشيخ لم ينفرد بتلقيب ابن خويزمنداد بالإمامة، فقد تقدم نحوه عن الفيروزآبادي الشافعي صاحب القاموس، وهذا ابن تيمية يفعل ذلك أيضا بلا مستند فيقول ابن تيمية في الفتاوى الكبرى 5/ 248 : (( محمد بن خويزمنداد إمام المالكية في وقته في العراق )) اهـ. وهذا كلام لا أصل له، فأصحاب الرجل من المالكية أعرف بصاحبهم من غيرهم، فهؤلاء فقهاء مذهب مالك والمصنفون في الطبقات قد تقدم كلامهم، فمن أين لابن تيمية أو غيره أن يزيد عليهم، وما حجته فيما ذكر ولا سبيل له أصلا للتعرف على منزلة ابن خويزمنداد إلا من خلال كتب تراجم المالكية أصلا كترتيب المدارك، أم سيكون ابن تيمية أعلم بالرجل من ابن عبدالبر أو أبي الوليد الباجي أو القاضي عياض ونحوهم ؟؟!! وعبارة الذهبي والصفدي أنه من أئمة المالكية في العراق أحسن بكثير من عبارة ابن تيمية وأقرب إلى الواقع، وأدق من ذلك قول القرطبي عنه أنه من (علمائنا) يعني المالكية.


[4] Al-Azharî précise qu’al-Ghâzî fait partie de ses savants dans la science, par chaîne de transmission.

[5] Ceci précise qu’al-Ghâzî a bien embelli la biographie d’Ibn Khuwayz sans le connaître très bien, comme l’explique al-Azharî.

[6] L’expression d’Ibn Taymiyya le décrivant comme “l’Imam des Malikites” veut dire qu’il était leur référence et qu’a lui ils revenaient en cas de divergence, or rien dans la biographie de l’homme ou dans l’histoire de l’époque ne justifient ce statut exagéré.


Exemples confirmant les avis marginaux d’Ibn Khuwayz Mandâd

أمثلة تؤكد شذوذات ابن خويزمنداد

Al-Qurtubî a dit dans son Tafsîr 6/105 :

“Abû ‘Umar ibn ‘Abd al-Barr a dit: « Je ne sais comment Ibn Khuwayz Mandâd a pu prétendre que ce qu’il a mentionné est le Sahîh de l’école (madhhab[7] alors que c’est contraire à la majorité (jumhûr) des Salafs, de la globalité des juristes (fuqahâ‘) et du groupe des Malikites !!”

Et l’expression de l’Imam al-‘Âyni dans “‘Umdat al-qârî” 4/12 :

“Abû ‘Umar a dit: « Comment Ibn Khuwayz Mandâd a osé rendre ceci Sahîh alors que c’est contraire à la majorité (jumhûr) des Salafs, de la globalité des Fouqahas et du groupe des Malikites !!”.

Al-Qurtubî dit aussi dans son Tafsîr 8/173 :

“Ceci l’a dit Ibn Khuwayz Mandâd, et l’a attribué à l’école (madhhab) , or c’est un avis [8] qui ne mérite pas d’être pris en compte”.

Et quand Ibn Khuwayz Mandâd a attribué à l’Imâm Mâlik que le récit rapporté par une voie unique fait autorité scientifique.

L’Imam al-Mâzirî lui a contesté cet avis comme il est mentionné dans “Tadrîb al-Râwî” 1/75:

“Al-Mâzirî lui a contesté cette affirmation argumentant qu’il n’a pas un texte lui concédant cela [9]« 

Al-Hafiz ibn Hajar dit dans le “Fath” 2/223 à propos du fait de lever les mains aux trois moments (de la prière) en disant « Allâhu Akbar » :

“Et Ibn Khuwayz rapporte cela de Mâlik, or ceci est marginal”

Le Hafiz ibn Hajar dit aussi 4/122 :

“Et Ibn Khuwayz a rapporté d’al-Shâfi‘î la question d’Ibn Surayj [10] or ce qui est connu d’al-Shâfi‘î est qu’il est du même avis que la majorité.”

Ibn Hazm dit par ailleurs dans “Al-ussûl wa al-furû‘” de façon virulente comme à son habitude, page 150:

“Et la futilité, la faiblesse et l’ignorance des sens du langage ont amené quelqu’un qui se croit savant, et c’est celui qui est connu sous l’appellation d’Ibn Khuwayz Mandâd le Malikite, a prétendu que les minéraux ont un discernement”.

Ibn Hazm dit aussi dans “Al-ihkam” 4/441:

“A mentionné aussi un homme parmi les Malikites [des gens de Bassora] surnommé [connu sous] Ibn Khuwayz Mandâd que les pierres ont une raison (‘âql) !! peut-être que son discernement à lui serait proche du discernement de ces pierres, et Allah a fait ressembler des gens qui ont dévié de la vérité aux Bestiaux, et Allah a dit vrai en décrétant qu’ils étaient encore plus égarés que les Bestiaux…”

Et il l’a dénigré dans d’autres endroits que ces deux là, comme à son habitude.

Résumé :

Il apparaît maintenant à travers ces biographies plusieurs choses, parmi elles ce qui suit:

  1. Divergence sur son nom.
  2. Divergence sur son surnom.
  3. L’absence de datation de sa mort de façon catégorique.
  4. Il attribut des avis marginaux à l’Imam Mâlik.
  5. Il a des choix et des interprétations que n’ont pas pris en compte les spécialistes de l’école (madhhab).
  6. Il n’avait pas une bonne vision et analyse et n’était pas fort en jurisprudence.
  7. A parlé sur lui Abû al-Walîd al-Bâjî et n’a pas entendu mention de lui parmi les savants d’Irak.
  8. Son fanatisme contre les théologiens (mutakalimîn) d’Ahl al-Sunna.
  9. Ibn ‘Abd al-Barr l’a dénigré.

De tout ceci, il apparaît évident qu’Ibn Khuwayz Mandâd ne saurait être plus qu’un des savants Malikites d’Irak, et qu’il n’a pas telle grande valeur chez les Malikites, ni celui dont les propos font autorité, pour qu’on délaisse les paroles des grands Imam de l’ pour ses divergences et ses marginalités.

Par conséquent ce qui est rapporté de lui comme avis marginal et isolé, comme le texte ici (son dénigrement du kalam) fait partie de ce qui n’a aucune valeur, que l’attribution des propos à lui soit authentique ou pas.

Mais nous sommes obligés de nous pencher sur la question de l’authenticité de ce récit de lui, afin que notre exposé soit complet.

 : وإذا كان ابن خويزمنداد قد ذكر ونعت بالشذوذ عن المذهب في مسائل شتى مع ضعف الفقه فلنذكر أمثلة تؤيد ذلك: قال القرطبي في تفسيره 6/105 : (( قال أبو عمر بن عبد البر ما أعرف كيف أقدم ابن خويزمنداد على أن جعل الصحيح من المذهب ما ذكر وعلى خلاف جمهور السلف وعامة الفقهاء وجماعة المالكيين!! .. ))اهـ .وعبارة الإمام العيني في عمدة القاري 4/12 : (( قال أبو عمر : كيف أقدم على أن جعل هذا صحيحا وعلى خلافه جمهور السلف وعامة الفقهاء وجماعة المالكيين !! ))اهـ. وقال القرطبي في تفسيره 8/173 : (( قاله ابن خويزمنداد وحكاه عن المذهب وهذا لا ينبغي أن يعول عليه )) اهـ. ولما عزى ابن خويزمنداد لمالك أن خبر الواحد يفيد العلم : (( نازعه فيه المازري بعدم وجود نص له فيه )) اهـ. كما في تدريب الراوي 1/75  وقال الحافظ ابن حجر في الفتح 2/223 عن رفع اليدين مع التكبير في المواطن الثلاثة: ((وحكاه ابن خويزمنداد عن مالك وهو شاذ )) اهـ . وقال الحافظ 4/122 : ((ونقل ابن خويزمنداد عن الشافعي مسألة ابن سريج، والمعروف عن الشافعي ما عليه الجمهور))اهـ. وقال ابن حزم في (الأصول والفروع) على عادته في طول اللسان ص150 : (( وقد أدى السخف والضعف والجهل بحدود الكلام ممن يقع في نفسه أنه هو عالم وهو المعروف بخويزمنداد المالكي أن جعل للجمادات تمييزا ))اهـ. وقال في (الإحكام) 4/441 : ((وقد ذكر رجل من المالكيين [ من أهل البصرة] يلقب [يعرف بابن ] خويزمنداد أن للحجارة عقلا!! ولعل تمييزه يقرب من تمييزها، وقد شبه الله قوما زاغوا عن الحق بالأنعام وصدق تعالى [إذ قضى] أنهم أضل سبيلا [منها] .. )) اهـ . وقد تناوله بالطعن في غير هذين الموضعين أيضا على عادته. [ الخلاصة ]: يظهر الآن من خلال هذه الترجمات عدة أمور يعنينا منها التالي : 1 ـ الاختلاف في اسمه. 2 ـ الاختلاف في كنيته. 3 ـ عدم تحديد تاريخ وفاته. 4 ـ عنده شذوذات عن مالك. 5 ـ له اختيارات وتأويلات لم يعول عليها محققو المذهب. 6 ـ لم يكن بالجيد النظر ولا بالقوي الفقه. 7 ـ تكلم فيه أبو الوليد الباجي ولم يسمع له بذكر في علماء العراق. 8 ـ تعصبه على متكلمي أهل السنة. 9 ـ طعن عليه ابن عبدالبر . ومن هنا يتضح أن ابن خويزمنداد لا يعدو أن يكون أحد علماء المالكية بالعراق، وأنه ليست له تلك القيمة الكبيرة عند المالكية، وليس بالذي يعول على كلامه، فيهجر كلام أئمة المذهب من أجل خلافاته وشذوذاته، ومن ثم فإن ما ينقل عنه من شذوذ ـ كالنقل الآتي ـ مما لا قيمة له سواء صح عنه أم لم يصح، لكننا مضطرون للتعريج على مدى صحة النقل عنه لاستيفاء المباحث.


[7]  Cela fait référence à celui qui ne trouve ni eau ni de quoi faire les ablutions sèches, Ibn Khuwayz dit qu’il ne prie pas et ne rattrape pas, il prétend même que c’est le Sahîh de l’école, se marginalisant clairement en cela non seulement des Malikites mais de tout les Fouqahas !

[8] Ibn Khuwayz considère que le pauvre qui est en bonne santé pour travailler n’a pas droit à la Zakâh, et il attribut à l’école un tel avis. Alors que les savants prennent en compte la pauvreté de fait, et non la condition physique du pauvre !

[9] voulant dire qu’il n’a pas le moindre texte ou source de l’Imâm Mâlik lui permettant de lui attribuer un tel avis.

Ibn Abî Zayd était Ash`arî et défend ce dernier et Ibn Kullâb

Le Hâfiz Abû al-Qâsim Ibn `Asâkir al-Dimashqî a dit dans « Tabyîn kadhib al-muftarî » (p. 405-407) :

« J’ai lu des écrits de la main de `Alî b.Baqâ al-Warrâq, le muhaddîth égyptien, une lettre que Abû Muhammad `Abdallâh b. Abî Zayd al-Qayrawânî (m.386 H), le grand juriste mâlikite, et il était le représentant (muqaddam) des compagnons de Mâlik (رَحمَه اللَّه) au Maghreb à son époque – a écrit à `Alî b. Ahmad b. Ismâ`îl Al-Baghdâdî le mu’tazilite ; répondant à une lettre que ce dernier avait écrit aux mâlikites de Al-Qayrawân. Il (Al-Baghdâdî) énumérait ses conseils qui les firent embrasser la doctrine des gens de l’i`tizâl (mu’tazilisme), et il cita la lettre dans son intégralité, dans une épître qui est connue, et parmi la réponse que Ibn Abî Zayd lui a faite, il y a :

« Tu as attribué l’innovation à Ibn Kullâb puis tu n’as cité aucune parole de lui qui puisse le légitimer. On ne connait personne qui attribue l’innovation à Ibn Kullâb, tout ce qui nous est parvenu est que Ibn Kullâb suivait la Sunnah avec fermeté et s’occupait de la réfutation des Jahmites ainsi que d’autres parmi les gens de linnovation !

Puis tu as mentionné Al-Ash’arî et lui a attribué la mécréance et tu as dis qu’il était célèbre pour sa mécréance, or cela, nous n’avons entendu personne le qualifiant de mécréant à part toi, et tu n’as pas mentionné ce à cause de quoi il aurait mécru, et comment serait célèbre pour sa mécréance quelqu’un dont aucun savant ne lui a attribué la mécréance ? Ni de son époque ni celle d’après, et tu as dis aussi qu’il est venu à Bagdad sans approcher aucun Malikite ou du clan des Hammâd Ibn Zayd, parce qu’il savait qu’ils le considéraient mécréant, mais tu n’as pas mentionné quelle est cette chose pour laquelle ils l’auraient excommunié. ».

Puis Ibn Abî Zayd a mentionné le dénigrement du Mu’tazilite envers Al-Ash’âri à propos de la question de la prononciation et ce qui est prononcé [du Coran], ensuite Ibn Abî Zayd a dit comme réponse au Mou’tazilite :

« Et lorsque le lecteur récite le livre d’Allah, s’il était permis de dire que les paroles de ce lecteur sont la Parole d’Allah de manière réelle, cela serait faux car les paroles du lecteur sont créées et s’anéantissent et disparaissent alors que la Parole d’Allah est incréée et ne disparaît pas, et c’est un Attribut parmi Ses Attributs, et Son Attribut ne peut être l’attribut d’un autre, et ceci est l’avis de Muhammad Ibn Isma’îl Al-Bukhârî (m.256 H) et Dâwud Al-Asbahânî (m.270 H) et d’autres parmi ceux qui ont parlé de ça, et l’avis de Muhammad Ibn Sahnûn (m.256 H) l’Imam du Maghreb, et l’avis de Sa’îd Ibn Muhammad Ibn Al-Haddâd (m.302 H), et il était l’un des Mutakalimîn (théologiens) parmi les gens de la Sunnah et de ceux qui réfutaient les Jahmites ». »

Fin de citation


  • Texte en arabe

وَقد قَرَأت بِخَط عَليّ بن بَقَاء الْوراق الْمُحدث الْمصْرِيّ رِسَالَة كتب بهَا أَبُو مُحَمَّدٍ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي زيد القيرواني الْفَقِيه الْمَالِكِي وَكَانَ مقدم أَصْحَاب مَالك رَحمَه اللَّه بالمغرب فِي زَمَانه إِلَى عَليّ بن أَحْمَدَ بْنِ إِسْمَاعِيلَ الْبَغْدَادِيّ المعتزلي جَوَابا عَن رِسَالَة كتب بهَا إِلَى المالكين من أهل القيروان يظْهر نصيحتهم بِمَا يدخلهم بِهِ أقاويل أهل الاعتزال فَذكر الرسَالَة بِطُولِهَا فِي جُزْء وَهِي مَعْرُوفَة فَمن جملَة جَوَاب ابْن أَبِي زيد لَهُ أَن قَالَ ونسبت ابْن كلاب إِلَى الْبِدْعَة ثمَّ لم تحك عَنهُ قولا يعرف أَنه بِدعَة فيوسم بِهَذَا الِاسْم وَمَا علمنَا مَنْ نسبَ إِلَى ابْن كلاب الْبِدْعَة وَالَّذِي بلغنَا أَنه يتقلد السّنة ويتولى الرَّد على الْجَهْمِية وَغَيرهم من أهل الْبدع يَعْنِي عَبْد اللَّهِ بن سعيد بن كلاب وذكرتَ الْأَشْعَرِيّ فنسبته إِلَى الْكفْر وقلتَ إِنَّه كَانَ مَشْهُورا بالْكفْر وَهَذَا مَا علمنَا أَن أحدا رَمَاه بالْكفْر غَيْرك وَلم تذكر الَّذِي كفر بِهِ وَكَيف يكون مَشْهُورا بالْكفْر من لم ينْسب هَذَا إِلَيْهِ أحد علمنَاه فِي عصره وَلَا بعد عصره وقلتَ إِنَّه قدم بَغْدَاد وَلم يقرب أحدا من المالكيين وَلَا من آل حَمَّاد بن زيد لعلمه أَنهم يَعْتَقِدُونَ أَنه كَافِر وَلم تذكر مَا الَّذِي كفروه بِهِ ثمَّ ذكر ابْن أَبِي زيد تشنيع عَليّ بن أَحْمَدَ الْبَغْدَادِيّ على الْأَشْعَرِيّ فِي مسئلة اللَّفْظ ثمَّ قَالَ ابْن أَبِي زيد فِي الرَّد على الْبَغْدَادِيّ والقارىء إِذَا تَلا كتاب اللَّه لَو جَازَ أَن يُقَال إِن كَلَام هَذَا لقارىء كَلَام اللَّه على الْحَقِيقَة لفسد هَذَا لِأَن كَلَام القارىء مُحدث ويفني كَلَامه وَيَزُول وَكَلَام اللَّه لَيْسَ بمحدث وَلَا يفني وَهُوَ صفة من صِفَاته وَصفته لَا تكون صفة لغيره وَهَذَا قَول مُحَمَّد بن اسمعيل البُخَارِيّ وَدَاوُد الْأَصْبَهَانِيّ وَغَيرهمَا مِمَّن تكلم فِي هَذَا وَكَلَام مُحَمَّد بن سَحْنُون إِمَام الْمغرب وَكَلَام سعيد بن مُحَمَّدِ بْنِ الْحداد وَكَانَ من الْمُتَكَلِّمين من أهل السّنة وَمِمَّنْ يرد على الْجَهْمِية



Et al-Imâm Tâj al-Dîn al-Subkî al-Shâfi`î mentionne dans « Tabaqât al-shâfi`îyyah al-kubrâ » (Vol.3, p.368) :

« Et il (al-Mayurqî) mentionna les paroles du Shaykh Abû Muhammad `Abdallâh ibn Abî Zayd (al-Qayrawânî) en réponse à ceux qui le critiquaient du fait qu’il aimait Al-Ash`arî :

« Qui est Al-Ash`arî si ce n’est un homme grandement réputé pour réfuter les gens de l’innovation, les Qadariyyah, les Jahmiyyah et comme étant fermement attaché à la Sunnah ? »

Fin de citation


  • Texte en arabe :
وذكر قول الشيخ أَبِي مُحَمَّد عَبْد اللَّه بْن أَبِي زيد فِي جوابه لمن لامه فِي حب الأشعري : ما الأشعري إلا رجل مشهور بالرد على أهل البدع ، وعلى القدرية الجهمية ، متمسك بالسنن


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