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El Haqîqah

Haqîqah : « réalité ; vérité ; authenticité »

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Croyance

Croyance

L’approche concernant les versets ambigus et le statut des anthropomorphistes — Al-Qurtubî

Al Qurtubî (m.671 H) a écrit dans son exégèse  « Al-jâmi` li ahkâm al-qur’ân » (Vol. 5, p. 22-23) :

Sa Parole (تعالى) :mettent l’accent sur les versets ambigus, cherchant le conflit en essayant de leur trouver une interprétation ﴿ [S.3/V.7]

Notre Shaykh Abû al-`Abbâs  (رحمة الله عليه) a dit :

Ceux qui se penchent sur les versets ambigus (âyât mutashâbihât) ne sont pas exempts du fait de :

  • Soit de les rechercher et de les collecter, cherchant par cela à faire naître des doutes concernant le Coran et cherchant à égarer les gens du commun comme le font les hérétiques, les Qaramiyah et les négateurs du Coran.
  • Ou de croire aux sens apparents des versets ambigus comme le font les anthropomorphistes (mujassima), ceux qui prennent du Coran et de la Sunnah tout ce qui peut donner un aspect physique à Allah quand ces versets sont compris de manière apparente. Ils vont jusqu’à croire que le Créateur (تعالى) est un corps physique, possédant un visage, une main, un œil, un côté et des doigts. Or Allah est exempt de cela.
  • Ou bien de chercher une manière de clarifier les significations de ces versets ambigus.
  • Ou encore d’agir comme le fit Subaygh lorsqu’il posa trop de questions à ‘Umar à propos de ces versets ambigus.

Ainsi, il y a donc un verdict pour chacun des quatre :

  • La première : Il n’y a aucun doute quant à leur mécréance et quant au fait que le jugement d’Allah les concernant est la peine de mort sans même qu’on leur demande de se repentir.
  • La deuxième : L’opinion la plus authentique (al-sahîh) est de procéder à leur excommunication [takfîr] [et ainsi de les considérer mécréants], vu qu’il n’y a aucune différence entre eux et les adorateurs d’idoles et d’images. Il faut alors leur demander de se repentir. Partant de cela, soit ils se repentent, soit ils sont exécutés comme on le fait concernant les apostats.
  • La troisième : Il y a différents avis concernant ce type d’abord [des versets ambigus], basés sur la divergence existante concernant la validité des différentes interprétations des versets ambigus. Il est cependant connu que la voie des Salafs était de laisser l’interprétation à Allah tout en étant certain que le sens apparent était impossible. C’est ainsi qu’ils disaient : « Laissez les comme ils sont parvenus. » Et certains d’entre eux ont suivis la voie d’interpréter ces versets en langue arabe, sans pour autant fixer une signification absolue à ceux-ci.
  • La quatrième : Le jugement pour lui est de se faire sévèrement corriger, comme ‘Umar le fit pour Subaygh. » [1] 

Fin de citation.

[1] Il prit des branches d’arbre et le battu sévèrement à tel point qu’il saigna puis dit aux musulmans de ne pas parler avec lui ni de s’asseoir avec lui.


  • Texte en arabe

لسادسة قوله تعالى : فيتبعون ما تشابه منه ابتغاء الفتنة وابتغاء تأويله قال شيخنا أبو العباس رحمة الله عليه : متبعو المتشابه لا يخلو أن يتبعوه ويجمعوه طلبا للتشكيك في القرآن وإضلال العوام ، كما فعلته الزنادقة والقرامطة الطاعنون في القرآن ، أو طلبا لاعتقاد ظواهر المتشابه ، كما فعلته المجسمة الذين جمعوا ما في الكتاب والسنة مما ظاهره الجسمية حتى اعتقدوا أن البارئ تعالى جسم مجسم وصورة مصورة ذات وجه وعين ويد وجنب ورجل وأصبع ، تعالى الله عن ذلك ، أو يتبعوه على جهة إبداء تأويلاتها وإيضاح معانيها ، أو كما فعل صبيغ حين أكثر على عمر فيه السؤال . فهذه أربعة أقسام : ( الأول ) لا شك في كفرهم ، وأن حكم الله فيهم القتل من غير استتابة . ( الثاني ) الصحيح : القول بتكفيرهم ، إذ لا فرق بينهم وبين عباد الأصنام والصور ، ويستتابون فإن تابوا وإلا قتلوا كما يفعل بمن ارتد . [ ص: 15 ] ( الثالث ) اختلفوا في جواز ذلك بناءا على الخلاف في جواز تأويلها . وقد عرف أن مذهب السلف ترك التعرض لتأويلها مع قطعهم باستحالة ظواهرها ، فيقولون أمروها كما جاءت . وذهب بعضهم إلى إبداء تأويلاتها وحملها على ما يصح حمله في اللسان عليها من غير قطع بتعيين مجمل منها . الرابع  الحكم فيه الأدب البليغ ، كما فعله عمر بصبيغ


La croyance de l’imam Mâlik et concernant l’Istawâ, la descente et l’endroit

Le dî Abû Bakr ibn al-‘Arabî al-Mâlikî (m.543 H) dans son commentaire du Jâmi‘ al-Tirmidhî qui s’intitule « `Ârida al-Ahwadhî » (Vol. 2, p. 234-237) écrit en commentaire sur le Nuzûl « Descente » d’Allâh  :

« Certaines personnes ne faisant pas parti des gens de science dans l’exégèse ont dépassé les limites en interprétant ce hadîth, revendiquant qu’il y avait une preuve dedans qu’Allah est au ciel, sur le trône, au dessus des sept cieux. Nous disons que cela est un signe d’ignorance énormissime.

Ce que le hadîth dit est « Il descend au Ciel » sans spécifier de « où » Il descendrait ou comment Il descendrait. Pourtant, ils disent et leur preuve est encore une fois basée sur le sens apparent de la Parole d’Allah  :  Le Tout Miséricordieux sur le Trône s’est Istawâ﴿ [S.20/V.5]

Nous leur demandons : Qu’est ce que le Trône et l’Istiwâ’ en arabe ? 

Ils répondent : Comme Allah l’a dit  Afin que vous vous installiez [tastawû] sur leurs dos et qu’une fois en place [istawaytum] vous disiez après vous êtres souvenus des bienfaits de votre Seigneur ﴿ [S.43/V.13]

Nous disons (ibn Al-`Arabî) : Allah est trop Exalté pour que Son Istawâ‘ au dessus de Son Trône soit comparé à notre assise sur le dos d’animaux.

Ils disent : Et comme Il a dit : ﴾ Et il [l’Arche] s’arrêta [istawatsur le [mont] al-Jûdî ﴿ [S.11/V.44]

Nous disons : Allah est trop Exalté pour être comme un bateau qui navigua, s’arrêta et s’amarra.

Ils disent : Comme Il a dit : ﴾ Et lorsque tu seras monté à bord [istawaytade l’Arche avec ceux qui t’accompagnent ﴿ [S.23/V.28]

Nous disons : Qu’Allah  nous préserve que Son Istiwâ‘ soit similaire à celui de h et les siens. Tous ces cas sont créés, car ils consistent en un Istiwâ‘ d’élévation physique et d’établissement dans un endroit impliquant un contact physiqueLa communauté entière est d’accord, avant même d’avoir entendu le hadith de la descente et des arguments de ceux qui le rejettent, que l‘Istiwâ‘ d’Allah n’implique aucune de ces choses. Ainsi, ne donnez pas d’exemples de Sa création pour Lui !

Ils disent : ﴾ Du ciel en terre, Il élabore le Commandement ﴿

Nous disons  : Cela est vrai, mais n’apporte aucune preuve de votre innovation.

Ils disent : Tous les fermants croyants en l’Unicité d’Allah lèvent leurs mains vers les Cieux lorsqu’ils Le supplie, et Si Moïse n’avait pas dit à Pharaon « Mon Seigneur est dans les Cieux », Pharaon n’aurait pas dit ﴾ Hâman … fais en un palais afin de m’élever jusqu’au Dieu de Mûssâ ﴿ [S.40/V.36-37]

Nous disons : Vous mentez à propos de Moïse, il n’a jamais dit cela. Mais votre conclusion montre que vous êtes bel et bien les suiveurs de Pharaon, qui croyait que le Créateur se trouvait dans une direction, et par conséquent il voulu monter sur une échelle vers Lui. Il [pharaon] vous félicite d’être parmi ses partisans, et il est votre Imâm. »

Ils disent : « Et qu’en est il d’Umayya ibn Abî as-Salt qui a dit « Gloire à Celui dont Ses créatures sont incapables de connaitre la manière dont Il mérite d’être connu, qui est au dessus du Trône, Seul et Unique, Souverain et Possesseur sur le Trône du Ciel, et dont les visages sont humbles et prosternés devant Sa Majesté ? » Et il avait lu la Torah, la Bible et les Psaumes.

Nous disons (ibn al-‘Arabî) :  Cela ressemble à votre ignorance, de citer comme preuve, d’abord Pharaon, puis le discours d’un homme de l’ère de l’ignorance appuyé par la Torah et la Biblequi ont été altérés et falsifiés. De toutes les créatures d’Allah , les Juifs sont les plus savants en ce qui concerne la mécréance et de faire ressembler Allah à Sa création. [1]« 

Abû Bakr ibn al `Arabî (رضي الله عنه)  a écrit ensuite :

« Ce que nous devons croire est qu’Allah existe et que rien n’est avec Lui; qu’Il a crée toute la création, y compris le Trône, sans qu’Il n’ait changé par rapport à elle, ni assujetti à la direction à travers elle, ni obtenu un endroit en elle; qu’Il ne s’incarne pas, qu’Il n’a pas cessé d’être Transcendant, qu’Il ne se transforme pas, et qu’Il ne change pas d’un état à un autre.

Istiwâ’ dans la langue arabe a 15 significations littérales et métaphoriques. Certaines de ces significations conviennent pour Allah et la signification de ce verset (S.24/V.4) est dérivée d’elle. Les autres significations ne sont pas acceptés sous aucune circonstances. Par exemple, s’il est pris dans le sens d’être fixé dans un endroit [tamakkun], en contact [istiqrâr], relié [ittisâl], ou être délimité [muhâdhât]; alors aucune d’entre elles ne conviennent pour le Créateur et personne ne devrait chercher Sa ressemblance dans Sa création.

On peut s’abstenir d’expliquer ces versets, comme Mâlik et d’autres ont dit : L’istawâ’ est connu : c’est-à-dire son sens dans la langue. Et le comment : c’est à dire le comment de ce que veut Allah dans ce qui est permis pour Lui parmi les significations de « Istawâ’ » est inconnue. Ainsi qui peut donc la déterminer ? Et questionner à son propos est une innovation car comme nous l’avons rendu évident, investir à ce sujet c’est rechercher des choses ambiguës et donc solliciter la fitna (trouble).

Par conséquent, d’après ce que Mâlik a dit, on peut conclure que l’istawâ’ est connu; que ce qui est permis pour Allah est indéterminéet qu’Il transcende ce qui est impossible pour Lui.

Tout comme spécifier ce qui ne convient pas pour Lui, cela n’est pas permis, car vu que tu as complété la déclaration d’Unicité et de croyance en niant l’assimilation pour Allah et en niant ce qui est absurde de croire le Concernant. Il n’y a aucun besoin d’aller plus loin que cela, et nous avons déjà expliqué cela en détail.

En ce qui concerne la phrase : « Il descend, Il vient, Il arrive » , et les choses similaires dont la signification n’est pas acceptable d’attribuer à Son Être; elles se référent à Ses actions […]

Al-Awzâ‘î a expliqué cela en disant à propos de ce hadîth : « Allah fait ce qu’Il veut » [2].

Il est suffisant de savoir ou de simplement croire qu’Allah n’est défini par aucune des caractéristiques des créatures et qu’il n’y a rien dans Sa création qui Lui ressemble et qu’il n’y a pas d’interprétation qui peut L’expliquer.

Ils ont dit : Nous devons dire « Il descend »  et nous ne donnons pas de comment.

Nous disons : « Nous recherchons refuge auprès d’Allah de donner un « comment » ! Nous ne disons que ce que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) nous a appris à dire et ce que nous avons compris de la langue arabe dans laquelle le Coran fut révélé. Le Prophète a dit : « Ô Mon serviteur, J’étais malade et tu ne m’a pas visité, J’étais affamé et tu ne m’a pas nourris, J’étais assoiffé et tu ne m’a pas donné a boire … » [3]. Rien de cela ne convient à Allah, mais Il a honoré toutes ces actions en les exprimant à travers Lui. De la même manière, la parole « Notre Seigneur descend » exprime que Son serviteur et ange descend en Son nom avec Son ordre se rattachant à tout ce qu’Il accorde de Sa Miséricorde, accorde de Sa générosité, et déverse sur Sa création Ses bienfaits.

Un poète a dit : « Je me suis rabaissé à la station d’amant généreux , ainsi ne me suspectez pas de jalousie ! » [4]

Une descente peut être physique ou métaphorique. La descente dont Allah a parlé, si elle est comprise de manière physique, signifierait Ses anges, Messagers et serviteurs. Cependant, si vous comprenez que cela signifie qu’Il ne faisait rien de cela et qu’Il se mit à le faire durant le dernier tiers de la nuit, le fait de répondre aux prières, pardonner, octroyer, et qu’Il a nomma cela « descendre d’un degré à un autre et d’un attribut à un autre », alors cela est adressé aux gens ayant plus de savoir et qui sont plus intelligents que vous, qui sont de fermants croyants en l’Unicité d’Allah et sont moins confus que vous, plutôt ne sont pas confus du tout !

Dans l’ignorance ils disent : S’Il voulait dire la descente de Sa Miséricorde il ne le fera pas uniquement dans le dernier tiers de la nuit, car Sa Miséricorde descend jour et nuit.

Nous disons : Oui, il a spécifié la nuit, le jour de ‘Arafa, l’heure du Jum‘a, car la descente de Sa Miséricorde est plus abondante, et ses dons sont encore plus grands.

Le Qâdî Abû Bakr ( رضي الله عنه) a dit : Allah nous a informé de cela quand Il a dit  Et qui implorent le pardon au point du jour ﴿ [S.3/V.17] »

Fin de citation


[1] Umayya ibn Abî as Salt récita une éloge funèbre pour les mécréants qui sont mort à Badr et est mort durant le siège d’al-Ta`if.

Ibn Hajar a dit dans « Al-Isaba » (Vol. 1, p.133, #549) : « Il n’y a aucune divergence parmi les autorités historique qu’Umayya ibn Abî al-Salt est mort mécréant »

[2] Également rapporté d’après Ishaq ibn Rahuyah comme il est rapporté par Al-Bayhaqi dans « Al-Asma’ Wa al-Sifat » (Vol. 2, p. 375-376, #951), et par Adh-Dhahabi dans « Mukhtasar Al-`Uluw » (p. 191, #234) et dans « Al-Siyar » (Vol. 9, p.558, #1877); de Fudayl ibn `Iyad comme il est relaté d’après Al-Athram par Bukhârî dans « Khalq Af‘al al-‘Ibad » (p. 14); de Yahya Ibn Ma‘în comme il est cité par Lalika‘i dans « Sharh Usûl I‘tiqad Ahl al-Sunna ». Ces deux derniers ont été cités par Ibn Taymiyya dans « Majmu‘a al-Fatâwâ » (Vol. 5, p. 377)

[3] Rapporté d’après Abû Hurayra par Muslim et Ahmad.

[4] Les savants citent souvent les paroles al-Shafi`î qui dit que lorsqu’il arriva la première fois en Égypte, ils ne le comprenaient pas après quoi « Je me rabaissa, rabaissa, rabaissa jusqu’à ce qu’ils me comprennent »


  • Texte en arabe :

أما إنه قد تعدى إليه قوم ليسوا من أهل العلم بالتفسير فتعدوا عليه بالقول بالتكثير, قالوا: في هذا الحديث دليل على أن الله في السماء على العرش من فوق سبع سموات. قلنا: هذا جهل عظيم وإنما قال « ينزل إلى السماء » ولم يقل في هذا الحديث من أين ينزل ولا كيف ينزل . قالوا – وحجتهم ظاهره -: قال الله تعالى (الرحمن على العرش استوى). (…) قلنا: وما العرش في العربية ?  وما الاستواء :

والذي يجب أن يعتقد في ذلك أن الله كان ولا شيء معه ثم خلق المخلوقات من العرش إلى الفرش فلم يتغير بها ولا حدث له جهة منها ولا كان له مكان فيها فإنه لا يحول ولا يزول قدوس لا يتغير ولا يستحيل, وللاستواء في كلام العرب خمسة عشر معنى ما بين حقيقة ومجاز, منها ما يجوز على الله فيكون معنى الآية, ومنها ما لا يجوز على الله بحال, وهو إذا كان الاستواء بمعنى التمكن أو الاستقرار أو الاتصال أو المحاذاة, فإن شيئا من ذلك لا يجوز على الباري تعالى, ولا يضرب له الأمثال في المخلوقات, وإما أن لا يفسر كما قال مالك وغيره:.. إن الاستواء معلوم يعني مورده في اللغة والكيفية التي أراد الله مما يجوز عليه من معاني الاستواء مجهولة, فمن يقدر أن يعينها, والسؤال عنه بدعة, لأن الاشتغال به وقد تبين طلب التشابه ابتغاء للفتنة. فتحصل لك من كلام إمام المسلمين مالك أن الاستواء معلوم وأن ما يجوز على الله غير متعين وما يستحيل عليه هو منزه عنه, وتعين المراد بما لا يجوز عليه لا فائدة لك فيه إذ قد حصل لك التوحيد والإيمان بنفي التشبيه والمحال على الله سبحانه وتعالى فلا يلزمك سواه, وقد بينا ذلك في المشكلين على التحقيق, وأما قوله: ينزل ويجيء ويأتي, وما أشبه ذلك من الألفاظ التي لا تجوز على الله في ذاته معانيها فإنها ترجع إلى أفعاله, وهنا نكتة وهي: أن أفعالك أيها العبد إنما هي في ذاتك, وأفعال الله سبحانه لا تكون في ذاته ولا ترجع إليه وإنما تكون في مخلوقاته, فإذا سمعت الله يقول كذا فمعناه في المخلوقات لا في الذات, وقد بين ذلك الأوزاعي حين سئل عن هذا الحديث أي حديث النزول فقال: يفعل الله ما يشاء. وإما أن تعلم وتعتقد أن الله لا يتوهم على صفة من المحدثات ولا يشبهه شيء من المخلوقات ولا يدخل بابا من التأويلات.

قالوا- أي أصحاب الظواهر -: نقول ينزل ولا نكيف.

قلنا: معاذ الله أن نقول ذلك, إنما نقول كما علمنا رسول الله ‘ وكما علمنا من العربية التي نزل بها القرآن, قال النبي ‘ :  » عبدي مرضت يقول فلم تعدني .. وجعت فلم تطعمني .. وعطشت فلم تسقني  » وهو لا يجوز عليه شيء من ذلك ولكن شرف هؤلاء بأن عبر به عنهم , كذلك قوله: ينزل ربنا, عبر به عن عبده وملكه الذي ينزل بأمره باسمه فيما يعطي من رحمته … والنزول قد يكون في المعاني وقد يكون في الأجسام , والنزول الذي أخبر الله عنه إن حملته على أنه جسم فذلك ملكه ورسوله وعبده, وإن حملته على أنه كان لايفعل شيئا من ذلك ثم فعله عند ثلث الليل فاستجاب وغفر وأعطى وسمى ذلك نزولا عن مرتبة إلى مرتبة ومن صفة إلى صفة فتلك عربية محضة خاطب بها من هم أعرف منكم – أهل الظاهر – وأعقل وأكثر توحيدا وأقل بل أعدم تخليطا. قالوا بجهلهم: لو أراد نزول رحمته لما خص بذلك الثلث من الليل لأن رحمته تنزل بالليل والنهار . قلنا: ولكنها بالليل وفي يوم عرفة وفي ساعة الجمعة يكون نزولها أكثر وعطاؤها أوسع وقد نبه الله على ذلك بقوله تعالى (والمستغفرين بالأسحار) اه.


Ibn Rajab explique le dogme des salafs

Le Hâfiz ibn Rajab al-Hanbalî (m.795 H) a écrit dans « Fadl ‘ilm al-salaf ‘alâ ‘ilm al-khalaf » (p.46-49) :

« Et parmi cela, c’est-à-dire les nouvelles choses qu’ont inventé les Mu‘tazilites et ceux qui les ont pris comme exemple, l’affirmation de certains propos sur l’Être d’Allah et Ses Attributs par des preuves rationnelles et cela est plus grave que ce qui a été dit sur le Destin car cela [le Destin] concerne Ses Actes tandis que l’autre concerne Son Être et Ses Attributs.

Ils se divisent donc en deux groupes :

Un [groupe] qui renie beaucoup de choses qui sont dans le Coran et dans la Sunnah cela car selon eux c’est faire de l’assimilation [tashbîh] avec la création; et c’est similaire aux paroles des Mu’tazilites qui disent : ‘S’Il était vu alors Il serait un corps [jism] car il ne peut être vu que dans une direction’. Et également leur parole : ‘S’Il avait une Parole audible alors Il serait un corps’. Et ceux qui ont renié L’Istawâ’ les ont rejoint, ils ont donc renié cela [l’istawâ’] pour cette ambiguïté. Ceci est la voie des Mu’tazilites et des Jahmites.

Et les Salafs les considèrent unanimement innovateurs et égarés. Beaucoup de prétendant à la voie de la Sunnah et du hadîth parmi les savants récents ont emprunté leur chemin sur certaines questions.

Le deuxième groupe est celui qui a cherché à affirmer cela par des preuves rationnelles qui n’ont pas été mentionnés dans les textes, et répondirent à leurs opinions [des Mu’tazilites et des Jahmites] comme ce fut le cas pour Maqâtil ibn Sulaymân et ceux qui l’ont suivis tel que Nûh b. Abî Maryam et un autre groupe parmi les savants du hadîth anciens et contemporains. Et c’est également la voie des Karramiyah. Certains ont affirmé ces Attributs en tant que corps, soit en le prononçant directement ou soit par allusion au sens [apparent], et ont affirmé des attributs non parvenus dans le Coran et la Sunnah, tel que le mouvement et d’autres parmi cela car selon eux ce sont des attributs obligatoirement affirmés.

Les Salafs ont rejeté Maqâtil b. Sulaymân et ses paroles basés sur des preuves rationnelles pour réfuter Jahm ibn Safwân. Certains ont autorisé son meurtre, comme Makkî b. Ibrâhîm le shaykh d’al-Bukhârî et d’autres.

Et la position correcte dans tout cela, est ce sur quoi étaient les Salafs as-Sâlih [pieux prédécesseurs], qui était de laisser les versets et hadiths relatifs aux Attributs tels qu’ils sont parvenus, sans explication, sans attribuer de « comment » et sans faire de similitudes. Il n’y a absolument rien de contraire à cela qui a été rapporté authentiquement d’eux, et particulièrement de l’Imâm Ahmad. Et ils ne s’aventuraient pas non plus dans leurs significations, ni proposés d’analogies et de similitude pour eux [les Attributs].

Et cela, même si certains qui vivaient à l’époque proche de Ahmed ont fait cela, suivant la voie de Mâqatil b. Sulaymân, ne doivent pas être suivi dans cela. Ceux qui doivent être suivis sont les Imams de l’Islam comme Ibn al-Mubârak, Mâlik ibn Anas, al-Thawrî, al-Awzâ‘i, al-Shâfi’î, Ahmad ibn Hanbal, Ishâq, Abû ‘Ubayd et leurs semblables. »

Fin de citation


  •  Texte en arabe :

ومن ذلك أعني محدثات الأمور ما أحدثه المعتزلة ومن حذا حذوهم من الكلام في ذات الله تعالى وصفاته بأدلة العقول وهو أشد خطراً من الكلام في القدر لأن الكلام في القدر كلام في أفعاله وهذا كلام في ذاته وصفاته.

وينقسم هؤلاء إلى قسمين أحدهما من نفى كثيراً مما ورد به الكتاب والسنة من ذلك لاستلزامه عنده للتشبيه بالمخلوقين كقول المعتزلة لو رؤي لكان جسما لأنه لا يرى إلا في جهة: وقولهم لو كان له كلام يسمع لكان جسما ووافقهم من نفى الاستواء فنفوه لهذه الشبهة: وهذا طريق المعتزلة والجهمية وقد اتفق السلف على تبديعهم وتضليلهم وقد سلك سبيلهم في بعض الأمور كثير ممن انتسب إلى السنة والحديث من المتأخرين.

والثاني من رام إثبات ذلك بأدلة العقول التي لم يرد بها الأثر ورد على أولئك مقالتهم كما هي طريقة مقاتل بن سليمان ومن تابعه كنوح بن أبي مريم وتابعهم طائفة من المحدثين قديماً وحديثاً. وهو أيضاً مسلك الكرامية فمنهم من أثبت لإثبات هذه الصفات الجسم إما لفظا وإما معنى. ومنهم من أثبت للَّه صفات لم يأت بها الكتاب والسنة كالحركة وغير ذلك مما هي عنده لازم الصفات الثابتة.

وقد أنكر السلف على مقاتل قوله في رده على جهم بأدلة العقل وبالغوا في الطعن عليه. ومنهم من استحل قتله، منهم مكي بن إبراهيم شيخ البخاري وغيره والصواب ما عليه السلف الصالح من إمرار آيات الصفات وأحاديثها كما جاءت من غير تفسير لها ولا تكييف ولا تمثيل: ولا يصح من أحد منهم خلاف ذلك البتة خصوصاً الإمام أحمد ولا خوض في معانيها ولا ضرب مثل من الأمثال لها: وإن كان بعض من كان قريباً من زمن الإمام أحمد فيهم من فعل شيئاً من ذلك اتباعاً لطريقة مقاتل فلا يقتدى به في ذلك إنما الإقتداء بأئمة الإسلام كابن المبارك. ومالك. والثوري والأوزاعي. والشافعي. وأحمد. واسحق. وأبي عبيد. ونحوهم.


Al-Rifâ’î : La croyance des prédécesseurs (salaf) et des 4 imams

L’imâm, le Sayyid Ahmad al-Rifâ‘î (m.578 H) [voir sa biographie : ici] a écrit dans son livre « al-Burhân al Mu’ayyad » (p.15-20) :

[L’ambiguë et le clair]

« Œuvrez en Allah par la meilleure des intentions, soyez pieux dans les mouvements et les repos, et soignez vos croyances du sens apparent de ce qui est ambigu du Coran et de la Sunnah, car c’est un des fondements de la mécréance (kufr).

Allâh a dit : ﴾ Les gens, donc, qui ont aux cœurs une inclinaison vers l’égarement, mettent l’accent sur les versets à équivoque, cherchant le conflit en essayant de leur trouver une interprétation ﴿ [S.3/V.7] Et ce qui est obligatoire pour vous ainsi que pour tous les responsables dans ce qui est ambigu, c’est de croire qu’il vient d’Allâh; et qu’Il l’a fait descendre sur Son serviteur, notre maître le Messager d’Allâh (صلى االله عليه وسلم) et Allah ne nous a pas chargé de la responsabilité de développer (tafsîl) la science de son interprétation.

Il (جلت عظمته) a dit : ﴾ Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent: «Nous y croyons: tout est de la part de notre Seigneur!» ﴿ Et la voie des pieux prédécesseurs est l’exemption d’Allah de ce qui indique le sens apparent, et de laisser la signification (tafwîd al ma‘nâ) de ce qui est voulu au Réel (تعالى وتقدس) et par cela est la sécurité dans la religion.

On a questionné un parmi les gnostiques (al-‘arifîn) sur le Créateur (تقدست اسماؤه) et il a répondu :

« Si tu demandes au sujet de Son Être, alors aucune n’est chose comme Lui. Si tu demandes au sujet de Ses Attributs, alors Il est Unique, L’Absolu dont toute chose a besoin, Celui qui n’a pas engendré et n’a pas été engendré, et qui n’a pas d’équivalent. Et si tu demandes au sujet de Son Nom, alors c’est Allah Celui en dehors duquel aucune divinité ne doit être adorée, le Connaisseur de l’Invisible tout comme du visible. C’est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Et si tu demandes au sujet de son Action, alors chaque jour, Il accomplit une œuvre nouvelle. »

Et notre imâm al-Shâfi‘î a rassemblé tout ce qui a été dit sur l’Unicité (tawhîd) dans sa parole :

« Celui qui cherche à connaître Son Créateur : S’il en conclut qu’Il existe et que sa pensée peut l’atteindre, alors c’est un assimilateur (mushabbih). S’il en conclut qu’Il n’existe pas, alors c’est un négateur (mu’attil), et s’il en conclut qu’Il existe assurément et qu’Il reconnaît qu’il est incapable de percevoir Sa Réalité, alors c’est un monothéiste (muwahid). »  

Exemptez Allah des caractéristiques qui ont un commencement, et des attributs des créatures. Et purifiez vos croyances d’expliquer le sens de l’Istawâ’ par l’établissement (istiqrâr) dans Sa Réalité, de l’Istawâ’ des corps sur d’autres corps ce qui implique l’incarnation, Allah est exempt de cela. Et soyez vigilant au sujet de la parole de « au dessus » et « en dessous » ainsi que l’endroit, et d’interpréter « l’Oeil »(العين) et la « Main » (اليد) par l’organe. Et d’interpréter la « Descente » (النزول) et la « Venue » (الاتيان) par le déplacement. Et tout ce qui est parvenu du Coran et de la Sunnah dont le sens apparent implique ce qui a été mentionné. Et il est aussi parvenu ce qui est semblable qui soutient ce qui a été résumé, et il ne reste que ce qu’ont dit les Salafs et c’est la foi en l’apparent et de laisser la science de ce qui est voulu à Allah et son Messager, et d’exempter Allah du « comment » ainsi que des caractéristiques contingentes (hudûth) et sur cela ont cheminé les Imams. Et tout ce par quoi Allah s’est décrit Lui-Même dans Son Livre, son explication est sa propre lecture en se taisant dessus, personne a le droit de l’expliquer si ce n’est Allah et son Messager. Et il vous incombe de considérer l’ambigu à partir du fondement de ce qui est clair, car le clair est le fondement du Livre, et l’ambigu ne contredit pas le clair. 

Un homme posa la question à l’imam Mâlik ibn Anas (رضي الله عنه) au sujet de Sa Parole : ﴾ Le Tout Miséricordieux s’est Istawâ’ au dessus du Trône ﴿ et il répondit :

« L’Istawâ’ n’est pas inconnu, le « comment » est inconcevable, la foi en cela est obligatoire, et la question à ce sujet est une innovation. Et je ne vois rien en toi si ce n’est un innovateur. » Et il a donné qu’on le fasse sortir.

Et notre imâm al-Shâfi‘î (رضي الله عنه) a dit lorsqu’on l’a interrogé sur cela :

« J’y ai cru sans ressemblance (tashbîh), et j’affirme sa véracité sans faire de similitude. J’ai accusé ma propre perception, et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention»

L’imam Abû Hanîfa (رضي الله عنه) a dit :

« Celui qui dit : Je ne sais pas si Allah est au ciel ou sur terre est devenu mécréant ; Car cette parole laisse imaginer que le Réel aurait un endroit et celui qui pense que le Réel a un endroit est un assimilateur (mushabbih) » [1]

On a questionné l’imam Ahmad (رضي الله عنه) au sujet de l’Istawâ’ et il a dit :

« Istawâ’ comme Il l’a informé, et pas comme le suggèrent les êtres humains. »

Ja‘far b. Muhammad al-Sâdiq (عليه السلام) :

« Celui qui prétend qu’Allah est dans quelque chose, ou issu de quelque chose, ou sur quelque chose est un polythéiste (mushrik), car s’Il était sur quelque chose Il serait porté, s’Il était dans quelque chose, Il serait limité, s’Il était issu de quelque chose, Il serait entré en existence. »

Fin de citation

[1] Traducteur : Quant au récit d’Abû Hanîfa rapporté par Abû Mu’tî al Balkhî qui stipule que Abû Hanîfa a rendu mécréant celui qui ne disait pas qu’Allah est dans le ciel, ce récit est fabriqué. Concernant ce rapporteur les savants ont dit :

Ibn Ma‘în a dit : « Il n’est rien. ». Al-Bukhârî a dit : « Il est faible ». Al-Nasâ’î a dit : « Il est faible ». Ahmad ibn Hanbal a dit : « Personne ne doit rapporter quoi que ce soit de lui ». Abû Dâwud a dit : « Il était Jahmite. » Ibn Hibban a dit : « Il était parmi les Murjites qui haïssaient la Sunnah, et c’était un plagiaire » [Voir Mîzân al-i‘tidâl du Hâfiz al-Dhahabî]. Le Hâfiz ibn Hajar al-‘Asqalânî a ajouté quant à lui : « al-Dhahabî avait la certitude que cette personne fabriquait des récits »  [Voir Lisân al-Mîzân]


  • Texte en arabe :

 ، فعاملو الله بحسن النيات، واتقوه في الحركات والسكنات ، وصونوا عقائدكم من التمسك بظاهر ماتشابه  من الكتاب والسنة ، لأن ذلك من أصول الكفر ، قال تعالى ( فأما الذين في قلوم زيغ فيتبعون ما تشابه منه ابتغاء الفتنة وابتغاء تأويله ، ) والواجب عليكم وعلى كل مكلف في المتشابه الإيمان بأنه من عند االله ، أنزله على عبده سيدنا رسول االله صلى الله عليه وسلم ، وما كلفنا سبحانه وتعالى تفصيل علم تأويله ، قال جلت عظمته (وما يعلم تأويله إلا االله والراسخون في العلم يقولون آمنا به كل من عند ربنا) فسبيل المتقين من السلف تنزيه الله تعالى عما دل عليه ظاهره، وتفويض معناه المراد منه إلي الحق تعالى وتقدس ـوبهذا سلامة الدين .

سئل بعض العارفين عن الخالق تقدست اسماؤه فقال للسائل : إن سألت عن ذاته , فليس كمثله شيء وإن سألت عن صفاته , فهو أحد صمد لم يلد ولم يولد ولم يكن له كفوا أحد وإن سألت عن اسمه فـهُوَ اللَّهُ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ هُوَ الرَّحْمَانُ الرَّحِيمُ الحشر21 ) وإن سألت عن فعله فـ (كُلَّ يَوْمٍ هُوَ فِي شَأْنٍ ) الرحمن 29 ) وقد جمع إمامنا الشافعي رضي الله عنه جميع ماقيل في التوحيد بقوله : من انتهض لمعرفة مدبره فانتهي إلي موجود ينتهي إليه فكره فهو مشبه وإن إطمأن إلي العدم الصرف , فهو معطل وإن اطمأن لموجود , واعترف بالعجز عن إدراكة فهو موحد : نزهوا الله عن سمات المحدثين , وصفات المخلوقين وطهروا عقائدكم من تفسير معني الاستواء في حقه تعالي بالاستقرار , كاستواء الأجسام علي الأجسام المستلزم للحلول , تعالي الله عن ذلك واياكم والقول بالفوقية والسفلية , والمكان واليد والعين بالجارحة , والنزول بالاتيان والانتقال فإن كل ما جاء في الكتاب والسنة مما يدل ظاهره علي ما ذكر , فقد جاء في الكتاب والسنة مثله مما يؤيد المقصود فما بقي إلا ما قاله صلحاء السلف : وهو الإيمان بظاهر كل ذلك ورد علم المراد إلي الله ورسوله ,مع تنزيه الباري تعالي عن الكيف وسمات الحدوث وعلي ذلك درج الأئمة وكل ما وصف الله به نفسه في كتابه فتفسيره قراءته والسكوت عنه ليس لأحد أن يفسره إلا الله تعالي ورسوله ولكم حمل المتشابه علي ما يوافق أصل المحكم لأنه اصل الكتاب والمتشابه لا يعارض المحكم سأل رجل الإمام مالكا بن أنس رضي الله عنه عن قوله تعالي (الرَّحْمَانُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى ( طه 5 ) ) فقال : الاستواء غير مجهول والكيف غير معقول والايمان به واجب والسؤال عنه بدعة وما أراك إلا مبتدعا وأمر به أن يخرج وقال إمامنا الشافعي رضي الله عنه لما سئل عن ذلك آمنت بلا تشبيه , وصدقت بلا تمثيل , واتهمت نفسي في الإدراك , وأمسكت عن الخوض فيه كل الإمساك وقال الإمام أبو حنيفة رضي الله عنه : من قال لا أعرف الله في السماء هو أم في الأرض ؟ فقد كفر لأن هذا القول يوهم أن للحق مكانا , ومن توهم أن للحق مكانا فهو مشبه وسئل الإمام أحمد رضي الله عنه عن الاستواء فقال : استوي كما أخبر , لا كما يخطر للبشر وقال الإمام جعفر الصادق عليه السلام : من زعم أن الله في شيء , أو من شيء , فقد أشرك إذ لو كان علي شيء لكان محمولا ولو كان في شيء لكان محصورا ولو كان من شيء لكان محدثا


Ibn Hubayra al-Hanbalî concernant l’interprétation, le sens littéral et la croyance des Salafs

Al-Hâfiz Ibn Rajab al-Hanbalî a dit dans son livre « al-dhayl ‘alâ tabaqât al-hanâbila » (vol.2, p.154-156) dans la biographie de l’imam Ibn Hubayra al-Hanbalî (m.560 H) :
“Parmi ses paroles dans la Sunnah : Abû al-Faraj ibn al-Jawzî a dit : “J’ai entendu le Vizir (Ibn Hubayra) dire: L’interprétation des Attributs est plus proche du bien que de l’affirmation tout en faisant l’assimilation (tashbîh), car ceci est une mécréance, tandis que cela (l’interprétation) sa finalité est l’innovation.’
Il a dit : “Je l’ai entendu chanter : ‘Il n’y a pas de parole sur les versets ambigus pour les bercés dans la science sans dire : Nous y croyons !’”
Il a dit : “Allâh n’a pas descendu un verset sans que les savants l’aient interprété, sachant que le verset a plusieurs façons d’être compris, et personne ne connaît le sens voulu parmi toutes ses façons de le comprendre sauf Allâh (عز وجل).” […]
L’auteur sa biographie a dit : beaucoup l’ont entendu dire : “L’école de l’imam Ahmad n’est rien d’autre que le suivi. Ce que les prédécesseurs (salaf) ont dit, lui l’a dit, ce sur quoi ils se taisaient, lui se taisait, car il a rejeté le fait qu’on dise : ‘Ma prononciation du Coran est crée ou incréé’, car ils ne l’ont pas dit, et il disait sur les versets des Attributs : ‘Laissez les comme ils sont parvenus’.
Et il a dit : je l’ai entendu dire : “Et j’ai beaucoup réfléchi concernant le sujet des Attributs (divins). J’ai constaté que les Compagnons et leurs successeurs se taisaient sur leur explication malgré leur science abondante. La raison de leur silence était le respect qu’ils portaient à la Majesté de Celui que ces Attributs décrivent. Expliquer ces Attributs n’est en effet possible qu’à la condition de recourir à des comparaisons, ce qui est contraire à la Parole d’Allah (عز وجل) qui a dit:  N’attribuez donc pas à Allah des semblables ﴿ ”. Il a dit : et il a dit : “On ne saurait pour les expliquer, recourir au sens apparent, ni au sens métaphorique; parce que les prendre selon leur sens apparent constituerait de l’assimilation (tashbîh) et les interpréter de manière métaphorique est une innovation (bid’a).
Il a dit : et on l’a entendu dire : “Par Allâh , nous ne laisserons pas l’Émir des croyants ‘Alî ibn Abî Tâlib avec les Rafidites. Nous sommes plus dignes [de se réclamer] de lui qu’eux car il est de nous et nous sommes de lui. Et nous ne laisserons pas al-Shafi’î avec les Ash’arites car nous sommes plus dignes [de se réclamer] de lui qu’eux. (1)

Fin de citation

(1) : La rivalité entre les savants Ash’arites et Hanbalites de l’époque est bien connue. Cette parole d’Ibn Hubayra est traduite pour montrer que nous ne “citons pas les hanbalites quand cela nous chante”.


  • Texte en arabe :

ومن كلامه في السنة: قال أَبُو الفرج بن الجوزي: سمعت الوزير يقول: تأويل الصفات أقرب إلى الحظ من إثباتها على وجه التشبيه فإن ذلك كفر. وهذا غايته البدعة.

قال وسمعته ينشد لنفسه:
لا قول عند آية المتشابه للراسخين غير  » آمنا به « قال: وسمعته يقول: ما أنزل الله آية إلا والعلماء قد فسروها، لكنه يكون للآية وجوه محتملات، فلا يعلم ما المراد من تلك الوجوه المحتملات إلا الله عز وجل.
قال: وسمعته يقول في قوله تعالى:  » إِنَّ هَذَا إِلا قَوْلُ الْبَشَرِ  » المدثر: 25، قَالَ: العرب لا تعرف ذا ولا هذا إلا في الإشارة إلى الحاضر. وإنما أشار هذا القائل إلى هذا المسموع. فمن قَالَ: إن المسموع عبارة عن القديم، فقد قَالَ: هذا قول البشر.
قال مصنف سيرته: كثيرا ما سمعته يقول: ليس مذهب أحمد إلا الأتباع فقط. فما قاله السلف قاله، وما سكتوا عنه سكت عنه فإنه كان يكثر أن يقال: لفظي بالقرآن مخلوق، أو غير مخلوق، لأنه لم يقل. وكان يقول في آيات الصفات: تمر كما جاءت.
قال: وسمعته يقول: تفكرت في أخبار الصفات، فرأيت الصحابة والتابعين سكتوا عن تفسيرها، مع قوة علمهم، فنظرت السبب في سكوتهم، فإذا هو قوة الهيبة للموصوف، ولأن تفسيرها لا يتأتى إلا بضرب الأمثال لله، وقد قال عز وجل:  » تَضْرِبُوا لِلَّهِ الأَمْثَالَ  » النحل: 74، قَالَ: وَكان يقول: لايفسر على الحقيقة ولا على المجاز لأن حملها على الحقيقة تشبيه، وعلى المجاز بدعة.
قال: وسمعته يقول: والله ما نترك أمير المؤمنين علي بن أبي طالب مع الرافضة نحن أحق به منهم، لأنه منا ونحن منه، ولا نترك الشافعي مع الأشعرية فإنا أحق به منهم.


Al-Nawawî : Ceux qui ont fait triompher la voie des gens de la Sunnah sont les Ash‘arites

L’imâm al-Nawawî (m.676 H) a écrit dans « Tahdhîb al-asmâ’ wa al-lughât » (vol.2/p.170) :

« Le professeur (al-Isfarâynî) était l’un des trois qui se sont trouvés à la même époque pour faire triompher la voie du hadîth et de la Sunnah dans les questions de la croyance. Ce sont eux qui ont fait triompher la voie de Shaykh Abû al-Hassan al-Ash‘arî (m.326 H).

Ils sont : le professeur Abû Ishâq al-Isfarâynî (418 H) , Abû Bakr al-Bâqillânî (403 H), Abû Bakr Ibn Fûrak (406 H).

Et l’Imam Ibn ‘Ubâd était élogieux à leur égard d’une très bonne éloge, alors qu’il était Mu’tazilite en désaccord avec eux, mais il a été juste dans son jugement. »

Fin de citation


  • Texte en arabe :

وكان الأستاذ أحد الثلاثة الذين اجتمعوا فى عصر واحد على نصر مذهب الحديث والسنة فى المسائل الكلامية، القائمين بنصرة مذهب الشيخ أبى الحسن الأشعرى، وهم الأستاذ أبو إسحاق الإسفراينى، والقاضى أبو بكر الباقلانى، والإمام أبو بكر بن فورك، وكان الصاحب بن عباد يثنى عليهم الثناء الحسن، مع أنه معتزلى مخالف لهم، لكنه أنصفهم


 

Ibn Kathir explique la croyance des salafs

L’Imâm, le Hâfiz Ismâ’îl Ibn Kathîr a écrit dans son exégèse du Coran « Tafsîr Al Qur’ân al ‘Azîm » (Vol.3, p.427) dans l’exégèse de sourate « Al-A‘raf » verset 54  :

Le Tout Miséricordieux s’est Istawâ’ au dessus du Trône ﴿ [S.7/V.54]:

« Les gens ont à ce sujet plusieurs avis, mais ce n’est pas le lieu de les détailler ici. Nous citons ici la voie des pieux prédécesseurs : Mâlik, al-Awzâ‘î, al-ThawrîLayth b. Sa‘d, al-Shâfi‘îAhmad b. HanbalIshâq b. Râhawayh et d’autres parmi les imams musulmans du passé ainsi que les contemporains et plus récents, à savoir de les laisser comme ils sont parvenus. Sans attribuer un « comment », sans établir de ressemblance, ni annulation de ces Attributs.

Et le sens apparent à l’esprit des assimilateurs (مشبهين) est nié au sujet de Allah (تعالى). Car Allah n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créations. Aucune chose n’est comme Lui et Il est Celui qui entend et qui voit. Mais il en est comme l’ont dit les imams parmi lesquels Nua‘ym ibn Hammad al-Khuza‘î, le shaykh d’al-Bukhârî, qui a dit : « Celui qui fait ressembler Allah à Ses créatures est un mécréant, et celui qui renie ce que Allah a cité comme Attributs pour Lui même est un mécréant ».

(Ibn Kathîr) poursuit et dit : Et il n’y a pas, dans les Attributs qu’Allah a cité comme étant Ses propres Attributs ni dans ceux que Son Messager a cité, d’assimilation. Celui qui confirme à Allah ce qui est parvenu dans les versets clairs et les nouvelles sûres, comme il convient à la Majesté d’Allah et qui a nié au sujet d’Allah les imperfections (manquements), il aura suivi la voie de bonne guidée.»

Fin de citation


  • Texte en arabe :

وَأَمَّا قَوْلُهُ تَعَالَى : ( ثُمَّ اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ ) فَلِلنَّاسِ فِي هَذَا الْمَقَامِ مَقَالَاتٌ كَثِيرَةٌ جِدًّا ، لَيْسَ هَذَا مَوْضِعَ بَسْطِهَا ، وَإِنَّمَا يُسْلَكُ فِي هَذَا الْمَقَامِ مَذْهَبُ السَّلَفِ الصَّالِحِ : مَالِكٌ ، وَالْأَوْزَاعِيُّ ، وَالثَّوْرِيُّ ، [ ص: 427 ] وَاللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ ، وَالشَّافِعِيُّ ، وَأَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ ، وَإِسْحَاقُ بْنُ رَاهَوَيْهِ وَغَيْرُهُمْ ، مِنْ أَئِمَّةِ الْمُسْلِمِينَ قَدِيمًا وَحَدِيثًا ، وَهُوَ إِمْرَارُهَا كَمَا جَاءَتْ مِنْ غَيْرِ تَكْيِيفٍ وَلَا تَشْبِيهٍ وَلَا تَعْطِيلٍ . وَالظَّاهِرُ الْمُتَبَادَرُ إِلَى أَذْهَانِ الْمُشَبِّهِينَ مَنْفِيٌّ عَنِ اللَّهِ ، فَإِنَّ اللَّهَ لَا يُشْبِهُهُ شَيْءٌ مِنْ خَلْقِهِ ، وَ ( لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ ) [ الشُّورَى : 11 ] بَلِ الْأَمْرُ كَمَا قَالَ الْأَئِمَّةُ – مِنْهُمْ نُعَيْمُ بْنُ حَمَّادٍ الْخُزَاعِيُّ شَيْخُ الْبُخَارِيِّ – :  » مَنْ شَبَّهَ اللَّهَ بِخَلْقِهِ فَقَدْ كَفَرَ ، وَمَنْ جَحَدَ مَا وَصَفَ اللَّهُ بِهِ نَفْسَهُ فَقَدْ كَفَرَ  » وَلَيْسَ فِيمَا وَصَفَ اللَّهُ بِهِ نَفْسَهُ وَلَا رَسُولَهُ تَشْبِيهٌ ، فَمَنْ أَثْبَتَ لِلَّهِ تَعَالَى مَا وَرَدَتْ بِهِ الْآيَاتُ الصَّرِيحَةُ وَالْأَخْبَارُ الصَّحِيحَةُ ، عَلَى الْوَجْهِ الَّذِي يَلِيقُ بِجَلَالِ اللَّهِ تَعَالَى ، وَنَفَى عَنِ اللَّهِ تَعَالَى النَّقَائِصَ ، فَقَدْ سَلَكَ سَبِيلَ الْهُدَى .


 

 

 

Al-Qarâfî explique la parole de Mâlik « Le comment n’est pas concevable »

L’Imâm Shihab al-Dîn al-Qarâfî al-Mis, l’Imâm des Mâlikite de son temps, a dit dans « al-Dhakhîrah » (Vol 13, p. 243) en expliquant les paroles de l’Imâm Mâlik Ibn Anas :

« Le sens de la parole de Mâlik : « l’Istawâ n’est pas inconnu » est que notre intellect nous a guidé à l’istawâ’ qui sied à Allâh, à Sa Majesté et Sa Grandeur, qui est « al-Istîlâ’ – le contrôle, la maîtrise », et non pas le fait de siéger ou quelque chose du même genre, qui n’est possible que pour des êtres possédant des corps.

Quant à la parole de Mâlik : « Le comment n’est pas concevable », cela signifie qu’Allâh Lui-Même n’est pas qualifié par ce que les Arabes entendaient par le mot « comment », lequel renvoie à des états temporaires et des apparences corporelles, et ceci est impossible, car il est impossible qu’Allâh soit qualifié par ces significations dans la qualité seigneuriale. »

Fin de citation


  • Texte en arabe :

وَمعنى قَول مَالك الاستواب غَيْرُ مَجْهُولٍ أَنَّ عُقُولَنَا دَالَّتُنَا عَلَى الِاسْتِوَاءِ اللَّائِقِ بِاللَّهِ وَجَلَالِهِ وَعَظَمَتِهِ وَهُوَ الِاسْتِيلَاءُ دُونَ الْجُلُوسِ وَنَحْوِهِ مِمَّا لَا يَكُونُ إِلَّا فِي الْأَجْسَامِ وَقَوْلُهُ وَالْكَيْفُ غَيْرُ مَعْقُولٍ مَعْنَاهُ أَنَّ ذَاتَ اللَّهِ تَعَالَى لَا تُوصَفُ بِمَا وَضَعَتِ الْعَرَب لَهُ كَيفَ وَهُوَ الْأَحْوَال المتنقلة والهيآت الْجَسِيمَةُ مِنَ التَّرَبُّعِ وَغَيْرِهِ فَلَا يُعْقَلُ ذَلِكَ فِي حَقِّهِ تَعَالَى لِاسْتِحَالَتِهِ فِي جِهَةِ الرُّبُوبِيَّةِ


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