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El Haqîqah

Haqîqah : « réalité ; vérité ; authenticité »

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Biographie

Ahmad al-Rifâ`î al-Shâfi`î (m.578 H)

Le Hâfiz al-Dhahabî (m.748 H) a écrit dans « Siyar a‘lâm al-Nubalâ’ » (Vol.21, p.77-80)  :

« L’imâm, le modèle, l’adorateur, l’ascète, le shaykh des connaissants (al-‘ârifîn), Abû al-‘Abbâs Ahmad b. Abî al-Hassan ‘Alî b. Ahmad b. Yahya b. Hâzim b. ‘Alî b. Rifâ‘ah al-Rifâ‘î al-Maghribî puis al-Batâ’ihî

Son père arriva du Maghreb et habita al-Batâ’ih, dans le village Umm ‘Abîdah. Son père se maria avec la soeur de Mansûr l’ascète. Et il a eu d’elle le shaykh Ahmad ainsi que ses frères.

Abû al-Hassan fut un récitateur, présidait le shaykh Mansûr dans la prière et déceda lorsque son fils Ahmad n’était pas encore née, donc son oncle s’en occupa et on dit que sa naissance fut au début de l’an 500.

On dit qu’il a fait jurer à ses compagnons que s’ils voyaient un défaut en lui alors qu’ils lui mentionnent. Le shaykh ‘Umar al-Fârûssî lui dit : Ô mon maître ! Je connais en toi un défaut. Il répondit : Lequel ? Il répondit : Ô mon maître ! ton défaut est que nous sommes parmi tes compagnons. Alors le shaykh et les pauvres (fuqarah) pleurèrent et ‘Umar dit :

« Si le bateau est sain, alors il porte ce qui est à l’intérieur de lui. »

On raconte qu’un petit chat s’est endormi sur la manche du Shaykh Ahmad, puis vint l’heure de la prière, alors il coupa sa manche pour ne pas le déranger. Puis il s’assit après la prière et la rattacha. Il dit : Rien n’a changé.

On raconte qu’il faisait les ablutions et un moustique se posa sur sa main, alors il s’arrêta jusqu’à ce qu’il s’envole.

Et on a rapporté de lui qu’il a dit :

« La Voie du cassage, de l’humiliation, et de la pauvreté intérieure la plus proche est que tu fasses passer l’ordre d’Allah avant toute chose, que tu aies de la compassion envers Sa création, et que tu suives la Sunnah du Messager d’Allâh (صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ) »

On dit qu’il était Shâfi‘îte et qu’il connaissait la jurisprudence. Il réunissait le bois, le ramenait aux maisons des veuves et leur remplissait l’eau avec la jarre.

On lui a dit : « Qui es-tu ô mon maître ? » Alors il se mit à pleurer et dit : « Ô faqîr ! Qui suis-je dans l’éloignement [d’Allâh] ? Affirme ton affiliation et demande ton héritage [spirituel] ».

Il a dit : Lorsque le groupe [des soufis] se rassemblèrent, chacun demandait quelque chose, alors ce vaurien de Ahmad [1] dit : « Ô mon Seigneur! Ton Savoir me cerne ainsi que ma demande, alors le groupe me redemandait de refaire une invocation ». J’ai dit : « Ô mon Seigneur, je veux ne pas vouloir, et je choisis de ne pas avoir de choix, alors je fus exaucé et l’affaire devint pour Allah.« 

On raconte qu’il vit un faqîr tuer un poux et lui dit : « Qu’Allâh te pardonne! As-tu soulagé ta colère ?!« 

On a rapporté de lui qu’il a dit :

« S’il y avait à ma droite un groupe de gens qui me faisaient de l’air avec un éventail en encens et en musc, et qui étaient les gens les plus proches de moi, et sur ma gauche des gens du même nombre qui pinçaient ma peau avec des pinces et qui étaient les gens les plus détestables pour moi, ceux-là n’auraient pas augmenté leur valeur pour moi et les autres n’auraient pas diminué leur valeur pour ce qu’ils ont fait. Puis il récita le verset : ﴾ Afin que vous ne vous tourmentiez pas au sujet de ce qui vous a échappé, ni n’exultiez pour ce qu’Il vous a donné. ﴿ (S.57/V.23) »

Il est dit qu’on a ramené entre ses mains un plat de dattes, alors il choisissait les moins belles, les mangea, et disait : « Je suis plus digne de ce qui est méprisable, car je suis méprisable également.« 

Il ne mettait pas deux habits l’un sur l’autre, et ne mangeait un petit repas qu’après deux ou trois jours. Lorsqu’il lavait son habit, il descendait dans la rivière debout et le frottait puis sortait et restait debout devant le soleil jusqu’à ce qu’il sèche. Lorsqu’un invité venait chez lui, il faisait le tour de ses compagnons afin de ramasser la nourriture dans son habit.

On a rapporté de lui qu’il a dit : « Le faqîr enraciné, lorsqu’il demande quelque chose et que cette chose est exaucée, il perd dans son enracinement un degré.« 

Il ne se levait pas pour les dirigeants et disait : « Regarder leur visage fait durcir le cœur.« 

Il demandait beaucoup pardon, avait un grand mérite, un coeur très doux, et une grande sincérité. Il décéda en l’an 578 au mois du premier Jumadah, qu’Allah lui fasse miséricorde.

Fin de citation

[1] : Il parlait de lui-même. Rabaisser son égo chez les soufis est un des grands jihâd


  • Texte en arabe :

الْإِمَامُ ، الْقُدْوَةُ ، الْعَابِدُ ، الزَّاهِدُ ، شَيْخُ الْعَارِفِينَ أَبُو الْعَبَّاسِ أَحْمَدُ بْنُ أَبِي الْحَسَنِ عَلِيِّ بْنِ أَحْمَدَ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَازِمِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ رِفَاعَةَ الرِّفَاعِيُّ الْمَغْرِبِيُّ ثُمَّ الْبَطَائِحِيُّ . قَدِمَ أَبُوهُ مِنَ الْمَغْرِبِ ، وَسَكَنَ الْبَطَائِحَ ، بِقَرْيَةِ أُمِّ عَبِيدَةَ . وَتَزَوَّجَ بِأُخْتِ مَنْصُورٍ الزَّاهِدِ ، وَرُزِقَ مِنْهَا الشَّيْخَ أَحْمَدَ وَإِخْوَتَهُ . وَكَانَ أَبُو الْحَسَنِ مُقرِئًا يَؤُمُّ بِالشَّيْخِ مَنْصُورٍ ، فَتُوُفِّيَ وَابْنُهُ أَحْمَدُ حَمْلٌ . فَرَبَّاهُ خَالُهُ ، فَقِيلَ : كَانَ مَوْلِدُهُ فِي أَوَّلِ سَنَةِ خَمْسِمِائَةٍ . قِيلَ : إِنَّهُ أَقْسَمَ عَلَى أَصْحَابِهِ إِنْ كَانَ فِيهِ عَيْبٌ يُنَبِّهُونَهُ عَلَيْهِ ، فَقَالَ الشَّيْخُ عُمَرُ الْفَارُوثِيُّ : يَا سَيِّدِي أَنَا أَعْلَمُ فِيكَ عَيْبًا . قَالَ : مَا هُوَ ؟ قَالَ : يَا سَيِّدِي ، عَيْبُكَ أَنَّنَا مِنْ أَصْحَابِكَ . فَبَكَى الشَّيْخُ وَالْفُقَرَاءُ ، وَقَالَ -أَيْ عُمَرُ – : إِنْ سَلِمَ الْمَرْكَبُ ، حَمَلَ مَنْ فِيهِ . قِيلَ : إِنَّ هِرَّةً نَامَتْ عَلَى كُمِّ الشَّيْخِ أَحْمَدَ ، وَقَامَتِ الصَّلَاةُ فَقَصَّ كُمَّهُ ، وَمَا أَزْعَجَهَا ، ثُمَّ قَعَدَ ، فَوَصَلَهُ ، وَقَالَ : مَا تَغَيَّرَ شَيْءٌ .  وَقِيلَ : تَوَضَّأَ ، فَنَزَلَتْ بَعُوضَةٌ عَلَى يَدِهِ ، فَوَقَفَ لَهَا حَتَّى طَارَتْ . وَعَنْهُ قَالَ : أَقْرَبُ الطَّرِيقِ الِانْكِسَارُ وَالذُّلُّ وَالِافْتِقَارُ ; تُعَظِّمُ أَمْرَ اللَّهِ ، وَتُشْفِقُ عَلَى خَلْقِ اللَّهِ ، وَتَقْتَدِي بِسُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ -صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ- . وَقِيلَ : كَانَ شَافِعِيًّا يَعْرِفُ الْفِقْهَ . وَقِيلَ : كَانَ يَجْمَعُ الْحَطَبَ . وَيَجِيءُ بِهِ إِلَى بُيُوتِ الْأَرَامِلِ ، وَيَمْلَأُ لَهُمْ بِالْجَرَّةِ . قِيلَ لَهُ : أَيْشِ أَنْتَ يَا سَيِّدِي ؟ فَبَكَى ، وَقَالَ : يَا فَقِيرُ ، وَمَنْ أَنَا فِي الْبَيْنِ ، ثَبِّتْ نَسَبْ وَاطْلُبْ مِيرَاثْ . وَقَالَ لَمَّا اجْتَمَعَ الْقَوْمُ ، طَلَبَ كُلُّ وَاحِدٍ شَيْئًا فَقَالَ هَذَا اللَّاشُ أَحْمَدُ : أَيْ رَبِّ عِلْمُكَ مُحِيطٌ بِي وَبِطَلَبِي فَكُرِّرَ عَلَيَّ الْقَوْلُ . قُلْتُ : أَيْ مَوْلَايَ ، أُرِيدُ أَنْ لَا أُرِيدَ ، وَأَخْتَارُ أَنْ لَا يَكُونَ لِيَ اخْتِيَارٌ ، فَأُجِبْتُ ، وَصَارَ الْأَمْرُ لَهُ وَعَلَيْهِ . 

وَقِيلَ : إِنَّهُ رَأَى فَقِيرًا يَقْتُلُ قَمْلَةً ، فَقَالَ : لَا وَاخَذَكَ اللَّهُ ، شَفَيْتَ غَيْظَكَ ! ؟  وَعَنْهُ أَنَّهُ قَالَ : لَوْ أَنَّ عَنْ يَمِينِي جَمَاعَةً يُرَوِّحُونِي بِمَرَاوِحَ النِّدِّ وَالطِّيبِ ، وَهُمْ أَقْرَبُ النَّاسِ إِلَيَّ ، وَعَنْ يَسَارِي مِثْلَهُمْ يُقْرِضُونَ لَحْمِي بِمَقَارِيضَ وَهُمْ أَبْغَضُ النَّاسِ إِلَيَّ ، مَا زَادَ هَؤُلَاءِ عِنْدِي ، وَلَا نَقْصَ هَؤُلَاءِ عِنْدِي بِمَا فَعَلُوهُ ، ثُمَّ تَلَا : لِكَيْ لَا تَأْسَوْا عَلَى مَا فَاتَكُمْ وَلَا تَفْرَحُوا بِمَا آتَاكُمْ الْحَدِيدِ : 23 ] وَقِيلَ : أُحْضِرَ بَيْنَ يَدَيْهِ طَبَقُ تَمْرٍ ، فَبَقِيَ يُنَقِّي لِنَفْسِهِ الْحَشَفَ يَأْكُلُهُ ، وَيَقُولُ : أَنَا أَحَقُّ بِالدُّونِ ، فَإِنِّي مِثْلُهُ دُونٌ . وَكَانَ لَا يجْمَعُ بَيْنَ لُبْسِ قَمِيصَيْنِ ، وَلَا يَأْكُلُ إِلَّا بَعْدَ يَوْمَيْنِ أَوْ ثَلَاثَةٍ أَكْلَةً ، وَإِذَا غَسَلَ ثَوْبَهُ ، يَنْزِلُ فِي الشَّطِّ كَمَا هُوَ قَائِمٌ يَفْرُكُهُ ، ثُمَّ يَقِفُ فِي الشَّمْسِ حَتَّى يَنْشَفَ ، وَإِذَا وَرَدَ ضَيْفٌ ، يَدُورُ عَلَى بُيُوتِ أَصْحَابِهِ يَجْمَعُ الطَّعَامَ فِي مِئْزَرٍ . وَعَنْهُ قَالَ : الْفَقِيرُ الْمُتَمَكِّنُ إِذَا سَأَلَ حَاجَةً ، وَقُضِيَتْ لَهُ ، نَقَصَ تَمَكُّنُهُ دَرَجَةً . وَكَانَ لَا يَقُومُ لِلرُّؤَسَاءِ ، وَيَقُولُ : النَّظَرُ إِلَى وُجُوهِهِمْ يُقَسِّي الْقَلْبَ . وَكَانَ كَثِيرَ الِاسْتِغْفَارِ ، عَالِيَ الْمِقْدَارِ ، رَقِيقَ الْقَلْبِ ، غَزِيرَ الْإِخْلَاصِ . تُوُفِّيَ سَنَةَ ثَمَانٍ وَسَبْعِينَ وَخَمْسِمِائَةٍ فِي جُمَادَى الْأُولَى -رَحِمَهُ اللَّهُ


Les errements d’Ibn Taymiyya par son élève Najm al-Dîn al-Tufî

Ibn Hajar al-`Asqalânî (m. 852 H) mentionne dans son « al-Durar al-Kâmina » (Vol. 1, p. 153-155) les paroles de l’élève d’Ibn Taymiyyah (m. 728 H) : Sulaymân Najm al-Dîn al-Tufî al-Hanbalî (m. 716 H) concernant ce dernier :

« En une seule heure, il (Ibn Taymiyyah) avait l’habitude d’extraire du Livre, de la Sunnah, de la langue arabe, des problèmes, des choses que personne n’aurait pu extraire même en plusieurs séances, comme si ces sciences étaient sous ses yeux et qu’il choisissait parmi elles à son bon vouloir.

Puis vint un moment où ses compagnons exagérèrent en éloges à son sujet, qui conduisit à son auto-satisfaction jusqu’à le rendre vaniteux envers ses semblables.

Il devint convaincu qu’il était un érudit capable d’effort d’interprétation [mujtahid]. Et depuis cela, il commença à réfuter chaque érudit, petit ou grand, ancien ou contemporain, jusqu’à ce qu’il remonte jusqu’à `Umar (b. al-Khattab, le compagnon) en lui reprochant certaines choses.

Cela atteignit les oreilles du Shaykh Ibrâhîm al-Raqî qui le réprimanda. Ibn Taymiyya alla le rencontrer, s’excusa, et demanda pardon. Il critiqua également `Alî (b. Abî Tâlib, le compagnon) et dit : (…) « Il s’est trompé dans dix sept sujets dans lesquels il aurait contredit le texte même du livre […] »

Dû à sa défense fanatique de l’école Hanbalite, il attaqua les Ash`arites jusqu’à insulter al-Ghazâlî (m.505 H) à tel point que certaines personnes s’opposèrent à lui et faillirent le tuer […]

Et ils ont constaté qu’il avait laissé échapper certains mots de sa bouche [qu’il avait dérapé] concernant la croyance dans ses sermons et ses réponses juridiques (fatâwâ), et ils ont mentionné qu’il avait cité le hadith de la « descente » d’Allâh, puis est descendu des marches de son minbar et a déclaré: « [Allah descend] Tout comme ma descente», et on lui a ainsi attribué l’anthropomorphisme (tajsîm). Ils ont également cité sa réfutation de celui qui utilise le Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) comme intermédiaire [tawassul] ou recherche son aide [istighâtha] […]

Les gens se divisèrent en partis à cause de lui. Certains l’ont considéré comme un anthropomorphiste à cause de ce qu’il mentionna dans « al-`Aqidah al-Hamawiyya » et « al-`Aqidah al-Wasitiyya » ainsi que dans d’autres de ses ouvrages, qui indiquent que «al-Yad» [litt: La Main] , « al-Qadam» [litt: Le Pied], «al-Saq» [litt: partie entre le tibia et le mollet] et «al-Wajh» [litt: Le Visage] sont des Attributs compris dans leur sens apparent et qu’Il est établi sur le Trône par Son Être. On lui rétorqua que si tel était le cas, Il serait obligatoirement cerné par l’espace et sujet à la divisibilité.

Il répondit (Ibn Taymiyyah) : « Je ne concède pas que d’être cerné par l’espace et la divisibilité soient des propriétés nécessaires aux corps. » après quoi il fut prouvé à son encontre qu’il pensait que l’Être d’Allah était sujet au confinement spatial.

D’autres l’ont considéré comme un hérétique du à ses propos comme quoi l’aide du Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) ne devait pas être recherchée et le fait que cela revenait à diminuer la grandeur du Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) et à empêcher l’établissement celle-ci […]

D’autres l’ont considéré comme un hypocrite en raison de ce qu’il a dit sur `Alî b. Abî Talib : […]

A savoir qu’il avait été abandonné partout où il allait, qu’il tenta à plusieurs reprises d’obtenir le califat sans jamais l’avoir, qu’il combattit par soif de pouvoir plutôt que pour la religion, et il a dit « Il aimait l’autorité, tandis que `Uthmân aimait l’argent ». Il disait qu’Abû Bakr a déclaré sa conversion à l’Islam quant il était d’un âge avancé, totalement conscient de ses propos, tandis que `Alî l’a déclaré étant enfant, et que les propos d’un enfant en Islam ne sont pas considérés comme valable basé sur sa propre parole […]

En somme, il prononça d’horribles choses comme celles-ci, et il fut dit à son encontre qu’il était un hypocrite, compte tenu des paroles du Prophète (صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم) [qu’il dit à `Alî] « Seul un hypocrite peut te haïr.»»

Fin de citation


  • Texte en arabe :

فيورد فِي سَاعَة من الْكتاب وَالسّنة واللغة وَالنَّظَر مَا لَا يقدر أحد على أَن يُورِدهُ فِي عدَّة مجَالِس كَأَن هَذِه الْعُلُوم بَين عَيْنَيْهِ فَأخذ مِنْهَا مَا يَشَاء ويذر وَمن ثمَّ نسب أَصْحَابه إِلَى الغلو فِيهِ وَاقْتضى لَهُ ذَلِك الْعجب بِنَفسِهِ حَتَّى زها على أَبنَاء جنسه واستشعر أَنه مُجْتَهد فَصَارَ يرد على صَغِير الْعلمَاء وَكَبِيرهمْ قويهم وحديثهم حَتَّى انْتهى إِلَى عمر فخطأه فِي شَيْء فَبلغ الشَّيْخ إِبْرَاهِيم الرقي فَأنْكر عَلَيْهِ فَذهب إِلَيْهِ وَاعْتذر واستغفر وَقَالَ فِي حق عَليّ أَخطَأ فِي سَبْعَة عشر شَيْئا ثمَّ خَالف فِيهَا نَص الْكتاب […]

وَكَانَ لتعصبه لمَذْهَب الْحَنَابِلَة يَقع فِي الأشاعرة حَتَّى أَنه سبّ الْغَزالِيّ فَقَامَ عَلَيْهِ قوم كَادُوا يقتلونه […] وأعانه عَلَيْهِ قوم آخَرُونَ ضبطوا عَلَيْهِ كَلِمَات فِي العقائد مُغيرَة وَقعت مِنْهُ فِي مواعيده وفتاويه فَذكرُوا أَنه ذكر حَدِيث النُّزُول فَنزل عَن الْمِنْبَر دَرَجَتَيْنِ فَقَالَ كنزولي هَذَا فنسب إِلَى التجسيم ورده على من توسل بِالنَّبِيِّ صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم أَو اسْتَغَاثَ […] وافترق النَّاس فِيهِ شيعًا فَمنهمْ من نسبه إِلَى التجسيم لما ذكر فِي العقيدة الحموية والواسطية وَغَيرهمَا من ذَلِك كَقَوْلِه أَن الْيَد والقدم والساق وَالْوَجْه صِفَات حَقِيقِيَّة لله وَأَنه مستوٍ على الْعَرْش بِذَاتِهِ فَقيل لَهُ يلْزم من ذَلِك التحيز والانقسام فَقَالَ أَنا لَا أسلم أَن التحيز والانقسام من خَواص الْأَجْسَام فألزم بِأَنَّهُ يَقُول بتحيز فِي ذَات الله

وَمِنْهُم من ينْسبهُ إِلَى الزندقة لقَوْله أَن النَّبِي صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم لَا يستغاث بِهِ وَأَن فِي ذَلِك تنقيصاً ومنعاً من تَعْظِيم النَّبِي صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم […] وَمِنْهُم من ينْسبهُ إِلَى النِّفَاق لقَوْله فِي عَليّ مَا تقدم وَلقَوْله إِنَّه كَانَ مخذولا حَيْثُ مَا توجه وَأَنه حاول الْخلَافَة مرَارًا فَلم ينلها وَإِنَّمَا قَاتل للرئاسة لَا للديانة وَلقَوْله إِنَّه كَانَ يحب الرِّئَاسَة وَأَن عُثْمَان كَانَ يحب المَال وَلقَوْله أَبُو بكر أسلم شَيخا يدْرِي مَا يَقُول وَعلي أسلم صَبيا وَالصَّبِيّ لَا يَصح إِسْلَامه على قَول وبكلامه فِي قصَّة خطْبَة بنت أبي جهل وَمَات مَا نَسَبهَا من الثَّنَاء على … وقصة أبي الْعَاصِ ابْن الرّبيع وَمَا يُؤْخَذ من مفهومها فَإِنَّهُ شنع فِي ذَلِك فألزموه بالنفاق لقَوْله صلّى الله عَلَيْهِ وسلّم وَلَا يبغضك إِلَّا مُنَافِق


Présentation d’Ibn Jahbal al-Shâfi‘î al-Ash‘arî (m. 733 H)

Al-Hâfiz al-Dhahabî dans « ‘Ibâr fî khabari man ‘abar » (Vol.4, p.96) :

« Le muftî des musulmans, Shihâb al-Dîn Ahmad b. Yahyâ b. Jahbal al-Shâfi‘î. »

مفتي المسلمين شهاب الدين أحمد بن يحيى بن جهبل الشافعي

Et dans « Siyar a‘lâm al-nubalâ' » (Vol.17, p.547) :

« Il y avait beaucoup de bien en lui et de dévotion. Il possédait d’excellente manière, de grand mérites et était très intelligent dans les sciences. Il est mort en l’an 733 H.

كان فيه خير كثير، وله محاسن وفضائل وكان فطناً في العلوم توفي سنة 733

Ibn Kathîr dans « al-Bidâyah wa al-Nihâyah » (Vol.14, p.163) :

« Le Shaykh, l’Imâm admirable, le muftî des musulmans. Shihâb al-Dîn Abû al-‘Abbâs Ahmad b. Muhyî al-Dîn Yahyâ (…) b. Jahbal (…). Il fait parti des juristes (fuqahâ’) qui font autorité. (…) Il n’apprit rien à Bâdirâ’iyyah ni de Zâhiriyyah (là où il enseignait) qu’il ne savait déjà pas déjà (c’est-à-dire : avant d’enseigner). »

الشيخ الإمام الفاضل مفتي المسلمين شهاب الدين أبو العباس أحمد بن محيي الدين يحيى (…) بن جهبل (…) كان من أعيان الفقهاء، (…) ولم يأخذ معلوما من واحدة منهما

Ibn Hajar al-‘Asqalânî dans « al-Durar al-Kâminah » (Vol.1 , p.329) après avoir rapporté les citations précédentes d’al-Dhahabî et d’Ibn Kathîr rajoute :

« Et Ibn al-Kutbî a dit : « Il était un savant dévot. Lorsqu’il se sentait malade il donnait beaucoup en charité jusqu’à même donner ses habits. Il est mort durant le mois de Jumâdâ al-Akhar en l’an 733. »

Je dis (Ibn Hajar) : « Nôtre Shaykh Burhân al-Shâmî nous a rapporté ce qu’il a entendu de ce dernier. » »

وقال ابن الكتبي كان عالماً ورعاً ولما مرض تصدّق كثيراً حتى بثيابه ومات في جمادى الآخرة سنة 733 قلت حدثنا بالسماع شيخنا البرهان الشامي


Ibn ‘Abd al-Wahhâb mit en garde par son père et sa tentative d’assassinat de son frère

L’Imâm, Le Savant, Le Shaykh et Muftî des Hanbalites de la Mecque Muhammad b. ‘Abdallah b. Humayd al-Najdî al-Hanbalî (m.1295 H) dans « al-Suhub al-wabila âla dara’îh al-Hanabila » (« Les nuages pluvieux sur les tombeaux des Hanbalites« ) (p. 275-276) parle de Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb et de la désapprobation par son père et son frère Sulayman:

« 415 – ‘Abd al-Wahhâb b. Sulaymân b. ‘Alî b. Musharraf al-Tamimî al-Najdî.

Il étudia la jurisprudence avec son père, l’auteur du livre bien connu « al-Mansak », ainsi qu’avec d’autres. Il acquis le savoir religieux et l’enseigna également. Il écrit une livre d’explication de questions de jurisprudence, et fut reconnu comme étant bon. Il mourut en l’an 1153 (1740 ap. J-C).

Et il est le père de Muhammad (b. ‘Abd al-Wahhâb), le fondateur du mouvement (Wahhabite) dont les enseignements se sont propagées à travers l’horizon, mais il y a une grande différence entre eux. Muhammad n’a montré sa prédication qu’après la mort de son père.

Quelque uns de ceux que j’ai rencontré m’ont informé d’après les gens de science qui étaient à la même époque que le Shaykh ‘Abd al-Wahhâb, qu’il était en colère après son fils Muhammâd, pour la raison qu’il ne voulait pas s’occuper d’apprendre la jurisprudence comme ses aïeuls, et il prévoyait en lui qu’il émane de lui quelque chose de blâmable, alors il disait aux gens : « Qu’est-ce que vous allez voir de Muhammad comme mal ! » Et il s’est passé ce qui s’est passé conformément au décret d’Allah.

Aussi son fils Sulaymân, le frère du Shaykh Muhammad, était contre lui dans sa prédication, et il l’a réfuté de belle manière, par des versets et des Hadiths, car celui réfuté n’acceptait rien d’autre, et ne faisait attention à la parole d’aucun Savant, parmi les anciens ou les contemporains, qui qu’il soit, sauf Shaykh Taqqî al-Dîn Ibn Taymiyya et son élève Ibn al-Qayyim, car il considérait leurs propos comme texte n’acceptant aucune interprétation. Et il se contentait de cela parmi les gens, quand bien même leurs propos étaient autre que ce qu’il comprenait.

Et le Shaykh Sulaymân a nommé sa réfutation de son frère « Fasl al-Khitab fi al-rad ‘alâ Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb ». (« Le Discours Tranchant dans la Réfutation de Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb« ).

Et Allah l’a sauvé de son mal et de sa ruse, malgré cet extraordinaire chaos qui a horrifié même les lointains. Car ce qu’il (Muhammad b. ‘Abd al-Wahhâb) faisait quand quelqu’un divergeait avec lui et le réfutait et qu’il ne pouvait pas le tuer au grand jour, il lui envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant toute personne qui est en désaccord avec lui et il voyait permis son assassinat.

Il a été dit qu’il y’avait un fou dans un village, et son habitude était de frapper celui qui se mettait en face de lui, même s’il était armé. Alors Muhammad à ordonné qu’on lui donne une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée là où se trouvait son frère Shaykh Sulaymân qui était seul, alors on l’a fait entré, et quand Sulayman l’a vu il a eu peur de lui, mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire :

« Ô Sulaymân n’ait crainte, tu fais parti des gens protégés », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois. Certes ceci est un prodige…»

Fin de citation


Abû Nasr ibn al-Qushayrî (439-514 H)

Le Hâfiz al-Dhahabî (m.748 H) a écrit dans « Siyar A‘lam al-Nubalâ’ » (Vol.19, p.424-426)  :

« Le Shaykh, l’imâm, l’exégète, le savantissime, Abû Nasr Abd al-Rahîm, le fils de l’imam, le shaykh des Soufîs Abû al-Qâssim `Abd al-Karîm b. Hûzân al-Qushayrî al-Naysaburî (m.465 H), le grammairien théologien. Il est le quatrième fils parmi les fils du shaykh.

Son père s’était occupé de lui et lui avait fait entendre [le hadîth] et lui avait enseigné jusqu’à ce qu’il maîtrise l’arabe, le vers et la prose [poésie] ainsi que l’interprétation (ta’wil). II rédigeait beaucoup d’une écriture rapide et était un des intellectuels. Il tenait compagnie à l’imam al-Haramayn (m.478 H), et maîtrisait la méthodologie de l’école [Shafi’ite] et des divergences [entre les écoles]. Il dominait [ses contemporains], son statut était énorme, et sa renommée devint célèbre.

Il effectua le pèlerinage, puis fit sa prédication à Baghdâd. Il exagéra dans son partisanat pour les Ash’arites, et dans la critique des Hanbalites, puis la fitna prit de l’ampleur, et devint très grave. Abû Sa`d Ahmad b. Muhammad al-Sufî soutint avec force [Abû Nasr] pour cela, et cela arriva jusqu’à l’épée qui enflamma Baghdâd.

Il fit le pèlerinage une deuxième fois, et s’assit [prit congé] tandis que la fitna brûlait encore. Les dirigeants écrivirent à Nizham al-Mulk afin de convoquer Abû Nasr ibn al-Qushayrî pour éteindre les flammes. Lorsqu’il arriva chez lui, il fit ses éloges et lui conseilla de retourner au Naysabûr. Il y retourna donc et resta dans la voie de droiture. On lui demanda la prédication et l’enseignement, ce qu’il accepta. Il devint faible physiquement et fut atteint par la paralysie. Sa langue ne pouvant plus parler sauf pour le rappel (dhikr) durant 1 mois, il décéda.

Il a entendu de : Abû Hafs ibn Masrûr (m.448 H), Abû `Uthmân al-Sâbûnî (m.449 H), `Abd al-Ghâfir al-Fârissî (m.529 H), Abû al-Hussayn b.al-Naqqûr, Sa`d b. `Alî al-Zanjânî (m.471 H), Abû al-Qâssim al-Mahrawânî et d’autres.

Ceux qui ont rapporté de lui : Son petit fils Abû Sa`d `Abdallâh b. `Umar b. al-Saffâr, Abû al-Futûh al-Tâ’î, le Khatîb de Mawsil Abû al-Fadl al-Tûsî, `Abd al-Samad b. `Alî al-Naysaburî et d’autres.

Ceux qui ont pris de lui avec Ijazah : Abû al-Qâssim ibn `Asâkir (m.571 H) et Abû Sa`d al-Sam`ânî (m.562 H) .

Abd al-Ghâfir (m.529 H) l’a mentionné dans son « Siyâq »  en disant :

« Il est la beauté de l’Islâm, Abû Nasr `Abd al-Rahîm, l’imam des imams, l’érudit de la communauté, l’océan des sciences, la grande figure parmi les hommes braves. Celui qui parmi ses frères ressemblait beaucoup à son père à tel point qu’on aurait dit une partie de lui. Il a eu la maîtrise du vers et de la prose [poésie], et devançait tous ses contemporains dans cela. Il a tenu compagnie de manière assidue à l’imam al-Haramayn (m.478 H), et eut la maîtrise de l’école, des fondements et divergences. Il l’a accompagné pour le prendre comme modèle, puis sortit pour le pèlerinage, les gens de Baghdâd virent son mérite et son intégrité. Il fut accepté [aux yeux des gens] comme on ne l’a vu avec personne d’autre. Les particuliers ont assisté à ses assises et ont été unanimes de n’avoir jamais vu quelqu’un comme lui dans son érudition. Jusqu’à ce qu’il dise : « Le partisanat (ta`assub) pour lui fut porté à exagération à tel point que ceci faillit engendrer un trouble (fitna). »

Abû `Amr ibn Salâh (m.643 H) a dit : Notre Shaykh Abû Bakr al-Qâssim b. al-Saffâr a dit :

« Mon père Abû Sa’d est née en 508 et a écouté de son grand père lorsqu’il avait 4 ans ou plus. Ce qui est étonnant est qu’il a écrit de sa propre main cette génération [qu’il a entendu]. Il vécut jusqu’en l’an 600. »

Abû Nasr décéda le 28 Jumâda al-thânî de l’an 514. Il avait plus de 80ans. »

Fin de citation


  • Texte en arabe :

الشَّيْخُ، الإِمَامُ، المُفَسِّرُ، العَلاَّمَة، أَبُو نَصْرٍ عَبْد الرَّحِيْمِ ابْنُ الإِمَامِ شَيْخِ الصُّوْفِيَّةِ أَبِي القَاسِمِ عَبدِ الكَرِيْمِ بنِ هَوَازِنَ القُشَيْرِيّ، النَّيْسَابُوْرِيّ، النَّحْوِيّ، المُتَكَلِّم، وَهُوَ الوَلَدُ الرَّابع مِنْ أَوْلاَد الشَّيْخ.

اعْتَنَى بِهِ أَبُوْهُ، وَأَسْمَعَهُ، وَأَقرَأَه حَتَّى بَرَعَ فِي العَرَبِيَّة وَالنَّظم وَالنَّثر وَالتَّأْوِيْل، وَكَتَبَ الكَثِيْرَ بِأَسرعِ خطّ، وَكَانَ أَحَدَ الأَذكيَاءِ، لاَزم إِمَامَ الحَرَمَيْنِ، وَحصل طرِيقَة المَذْهَب وَالخلاَف، وَسَاد، وَعَظُمَ قَدْرُهُ، وَاشْتُهِرَ ذِكْرُهُ.

وَحَجَّ، فَوَعَظ بِبَغْدَادَ، وَبَالَغَ فِي التَّعَصُّبِ لِلأَشَاعِرَة ، وَالغضِّ مِنَ الحنَابلَةِ، فَقَامَتِ الفِتْنَةُ عَلَى سَاقٍ، وَاشتَدَّ الخطبُ، وَشَمَّرَ لِذَلِكَ أَبُو سَعْدٍ أَحْمَدُ بنُ مُحَمَّدٍ الصُّوْفِيّ عَنْ سَاق الجدّ، وَبَلغَ الأَمْرُ إِلَى السَّيْفِ، وَاختَبَطَتْ بَغْدَادُ، وَظَهَرَ مُبَادرُ البَلاَء، ثُمَّ حَجَّ ثَانِياً، وَجَلَسَ، وَالفِتْنَةُ تَغلِي مَرَاجِلُهَا، وَكَتَبَ وُلاَةُ الأَمْرِ إِلَى نِظَامِ المُلك لِيَطلُبَ أَبَا نَصْرٍ بنَ القُشَيْرِيِّ إِلَى الحضرَةِ إِطفَاءً لِلنَّائِرَةِ، فَلَمَّا وَفَدَ عَلَيْهِ، أَكرمه وَعَظَّمه، وَأَشَارَ عَلَيْهِ بِالرُّجُوْعِ إِلَى نَيْسَابُوْرَ، فَرَجَعَ، وَلَزِمَ الطَّرِيْقَ المُسْتَقِيمَ، ثُمَّ نُدِبَ إِلَى الوَعظِ وَالتَّدرِيسِ، فَأَجَابَ، ثُمَّ فَتَرَ أَمرُه، وَضَعُفَ بَدَنُه، وَأَصَابَهُ فَالِج، فَاعْتُقِلَ لِسَانُه إِلاَّ عَنِ الذِّكر نَحْواً مِنْ شهر، وَمَاتَ.

سَمِعَ: أَبَا حَفْصٍ بنَ مَسْرُوْر، وَأَبَا عُثْمَانَ الصَّابونِي، وَعبدَ الغَافِر الفَارِسِيّ، وَأَبَا الحُسَيْنِ بن النَّقُّوْرِ، وَسَعْدَ بن عَلِيٍّ الزَّنجَانِي، وَأَبَا القَاسِمِ المهروَانِي، وَعِدَّة. حَدَّثَ عَنْهُ: سِبْطُهُ أَبُو سَعْدٍ عَبْدُ اللهِ بنُ عُمَرَ بنِ الصَّفَّار، وَأَبُو الفُتُوْح الطَّائِيّ، وَخطيبُ المَوْصِل أَبُو الفَضْلِ الطُّوْسِيّ، وَعبدُ الصَّمد بن عَلِيٍّ النَّيْسَابُوْرِيّ، وَعِدَّة. وَبِالإِجَازَة: أَبُو القَاسِمِ ابْنُ عَسَاكِرَ، وَأَبُو سَعْدٍ السَّمْعَانِيُّ

ذكره عَبْد الغَافِرِ فِي سيَاقه  ، فَقَالَ: هُوَ زَينُ الإِسْلاَم أَبُو نَصْرٍ عَبْدُ الرَّحِيْمِ، إِمَامُ الأَئِمَّة، وَحَبْرُ الأُمَّة، وَبحرُ العُلُوْم، وَصَدْرُ القُروم، أَشْبَههُم بِأَبِيْهِ خلقاً، حَتَّى كَأَنَّهُ شُقَّ مِنْهُ شَقاً، كَمُلَ فِي النَّظم  وَالنَّثر، وَحَاز فِيْهِمَا قَصَبَ السَّبق، ثُمَّ لَزِمَ إِمَام الحَرَمَيْنِ، فَأَحكم المَذْهَبَ وَالأُصُوْل وَالخلاَفَ، وَلاَزمه يَقْتَدِي بِهِ، ثُمَّ خَرَجَ حَاجّاً، وَرَأَى أَهْلُ بَغْدَادَ فَضلَه وَكمَالَه، وَوجد مِنَ الْقبُول مَا لَمْ يُعْهَدْ لأَحدٍ، وَحضر مَجْلِسَه الخَوَاصُّ، وَأَطبقُوا عَلَى أَنَّهُم مَا رَأَوْا مِثْلَه فِي تَبحره … ، إِلَى أَنْ قَالَ: وَبلغ الأَمْرُ فِي التَّعصُّب لَهُ مَبْلَغاً كَادَ أَنْ يُؤَدِّي إِلَى الفِتْنَة  .

وَقَالَ أَبُو عَمْرٍو بنُ الصَّلاَح  :قَالَ شيخنَا أَبُو بَكْرٍ القَاسِم بن الصَّفَّار: وُلِدَ أَبِي أَبُو سَعْدٍ سَنَة ثَمَانٍ وَخَمْسِ مائَة، وَسَمِعَ مِنْ جَدِّه وَهُوَ ابْنُ أَرْبَع سِنِيْنَ أَوْ أَزْيَد، وَالعجبُ أَنَّهُ كتب بِخَطِّهِ الطَّبَقَة، وَحَيِي إِلَى سَنَةِ سِتّ مائَة. مَاتَ أَبُو نَصْرٍ: فِي الثَّامن وَالعِشْرِيْنَ مِنْ جُمَادَى الآخِرَةِ، سَنَةَ أَرْبَعَ عَشْرَةَ وَخَمْسِ مائَة، فِي عَشْرِ الثَّمَانِيْنَ


Ibn Abî Zayd était Ash`arî et défend ce dernier et Ibn Kullâb

Le Hâfiz Abû al-Qâsim Ibn `Asâkir al-Dimashqî a dit dans « Tabyîn kadhib al-muftarî » (p. 405-407) :

« J’ai lu des écrits de la main de `Alî b.Baqâ al-Warrâq, le muhaddîth égyptien, une lettre que Abû Muhammad `Abdallâh b. Abî Zayd al-Qayrawânî (m.386 H), le grand juriste mâlikite, et il était le représentant (muqaddam) des compagnons de Mâlik (رَحمَه اللَّه) au Maghreb à son époque – a écrit à `Alî b. Ahmad b. Ismâ`îl Al-Baghdâdî le mu’tazilite ; répondant à une lettre que ce dernier avait écrit aux mâlikites de Al-Qayrawân. Il (Al-Baghdâdî) énumérait ses conseils qui les firent embrasser la doctrine des gens de l’i`tizâl (mu’tazilisme), et il cita la lettre dans son intégralité, dans une épître qui est connue, et parmi la réponse que Ibn Abî Zayd lui a faite, il y a :

« Tu as attribué l’innovation à Ibn Kullâb puis tu n’as cité aucune parole de lui qui puisse le légitimer. On ne connait personne qui attribue l’innovation à Ibn Kullâb, tout ce qui nous est parvenu est que Ibn Kullâb suivait la Sunnah avec fermeté et s’occupait de la réfutation des Jahmites ainsi que d’autres parmi les gens de linnovation !

Puis tu as mentionné Al-Ash’arî et lui a attribué la mécréance et tu as dis qu’il était célèbre pour sa mécréance, or cela, nous n’avons entendu personne le qualifiant de mécréant à part toi, et tu n’as pas mentionné ce à cause de quoi il aurait mécru, et comment serait célèbre pour sa mécréance quelqu’un dont aucun savant ne lui a attribué la mécréance ? Ni de son époque ni celle d’après, et tu as dis aussi qu’il est venu à Bagdad sans approcher aucun Malikite ou du clan des Hammâd Ibn Zayd, parce qu’il savait qu’ils le considéraient mécréant, mais tu n’as pas mentionné quelle est cette chose pour laquelle ils l’auraient excommunié. ».

Puis Ibn Abî Zayd a mentionné le dénigrement du Mu’tazilite envers Al-Ash’âri à propos de la question de la prononciation et ce qui est prononcé [du Coran], ensuite Ibn Abî Zayd a dit comme réponse au Mou’tazilite :

« Et lorsque le lecteur récite le livre d’Allah, s’il était permis de dire que les paroles de ce lecteur sont la Parole d’Allah de manière réelle, cela serait faux car les paroles du lecteur sont créées et s’anéantissent et disparaissent alors que la Parole d’Allah est incréée et ne disparaît pas, et c’est un Attribut parmi Ses Attributs, et Son Attribut ne peut être l’attribut d’un autre, et ceci est l’avis de Muhammad Ibn Isma’îl Al-Bukhârî (m.256 H) et Dâwud Al-Asbahânî (m.270 H) et d’autres parmi ceux qui ont parlé de ça, et l’avis de Muhammad Ibn Sahnûn (m.256 H) l’Imam du Maghreb, et l’avis de Sa’îd Ibn Muhammad Ibn Al-Haddâd (m.302 H), et il était l’un des Mutakalimîn (théologiens) parmi les gens de la Sunnah et de ceux qui réfutaient les Jahmites ». »

Fin de citation


  • Texte en arabe

وَقد قَرَأت بِخَط عَليّ بن بَقَاء الْوراق الْمُحدث الْمصْرِيّ رِسَالَة كتب بهَا أَبُو مُحَمَّدٍ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي زيد القيرواني الْفَقِيه الْمَالِكِي وَكَانَ مقدم أَصْحَاب مَالك رَحمَه اللَّه بالمغرب فِي زَمَانه إِلَى عَليّ بن أَحْمَدَ بْنِ إِسْمَاعِيلَ الْبَغْدَادِيّ المعتزلي جَوَابا عَن رِسَالَة كتب بهَا إِلَى المالكين من أهل القيروان يظْهر نصيحتهم بِمَا يدخلهم بِهِ أقاويل أهل الاعتزال فَذكر الرسَالَة بِطُولِهَا فِي جُزْء وَهِي مَعْرُوفَة فَمن جملَة جَوَاب ابْن أَبِي زيد لَهُ أَن قَالَ ونسبت ابْن كلاب إِلَى الْبِدْعَة ثمَّ لم تحك عَنهُ قولا يعرف أَنه بِدعَة فيوسم بِهَذَا الِاسْم وَمَا علمنَا مَنْ نسبَ إِلَى ابْن كلاب الْبِدْعَة وَالَّذِي بلغنَا أَنه يتقلد السّنة ويتولى الرَّد على الْجَهْمِية وَغَيرهم من أهل الْبدع يَعْنِي عَبْد اللَّهِ بن سعيد بن كلاب وذكرتَ الْأَشْعَرِيّ فنسبته إِلَى الْكفْر وقلتَ إِنَّه كَانَ مَشْهُورا بالْكفْر وَهَذَا مَا علمنَا أَن أحدا رَمَاه بالْكفْر غَيْرك وَلم تذكر الَّذِي كفر بِهِ وَكَيف يكون مَشْهُورا بالْكفْر من لم ينْسب هَذَا إِلَيْهِ أحد علمنَاه فِي عصره وَلَا بعد عصره وقلتَ إِنَّه قدم بَغْدَاد وَلم يقرب أحدا من المالكيين وَلَا من آل حَمَّاد بن زيد لعلمه أَنهم يَعْتَقِدُونَ أَنه كَافِر وَلم تذكر مَا الَّذِي كفروه بِهِ ثمَّ ذكر ابْن أَبِي زيد تشنيع عَليّ بن أَحْمَدَ الْبَغْدَادِيّ على الْأَشْعَرِيّ فِي مسئلة اللَّفْظ ثمَّ قَالَ ابْن أَبِي زيد فِي الرَّد على الْبَغْدَادِيّ والقارىء إِذَا تَلا كتاب اللَّه لَو جَازَ أَن يُقَال إِن كَلَام هَذَا لقارىء كَلَام اللَّه على الْحَقِيقَة لفسد هَذَا لِأَن كَلَام القارىء مُحدث ويفني كَلَامه وَيَزُول وَكَلَام اللَّه لَيْسَ بمحدث وَلَا يفني وَهُوَ صفة من صِفَاته وَصفته لَا تكون صفة لغيره وَهَذَا قَول مُحَمَّد بن اسمعيل البُخَارِيّ وَدَاوُد الْأَصْبَهَانِيّ وَغَيرهمَا مِمَّن تكلم فِي هَذَا وَكَلَام مُحَمَّد بن سَحْنُون إِمَام الْمغرب وَكَلَام سعيد بن مُحَمَّدِ بْنِ الْحداد وَكَانَ من الْمُتَكَلِّمين من أهل السّنة وَمِمَّنْ يرد على الْجَهْمِية



Et al-Imâm Tâj al-Dîn al-Subkî al-Shâfi`î mentionne dans « Tabaqât al-shâfi`îyyah al-kubrâ » (Vol.3, p.368) :

« Et il (al-Mayurqî) mentionna les paroles du Shaykh Abû Muhammad `Abdallâh ibn Abî Zayd (al-Qayrawânî) en réponse à ceux qui le critiquaient du fait qu’il aimait Al-Ash`arî :

« Qui est Al-Ash`arî si ce n’est un homme grandement réputé pour réfuter les gens de l’innovation, les Qadariyyah, les Jahmiyyah et comme étant fermement attaché à la Sunnah ? »

Fin de citation


  • Texte en arabe :
وذكر قول الشيخ أَبِي مُحَمَّد عَبْد اللَّه بْن أَبِي زيد فِي جوابه لمن لامه فِي حب الأشعري : ما الأشعري إلا رجل مشهور بالرد على أهل البدع ، وعلى القدرية الجهمية ، متمسك بالسنن


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